Fukuoka Morimasa

守昌 (Morimasa)

Lignée : la signature n’indique pas la génération

Forgeron de la branche de Fukuoka de l’école Ishidō, dans la province de Chikuzen, actif au début du XVIIIe siècle.

Portrait

Morimasa (守昌) travailla à Fukuoka, dans la province de Chikuzen, au sein de la branche locale de l’école Ishidō (石堂), dont les forgerons servaient le fief des Kuroda. Cette branche fut fondée par Koretsugu (是次), formé à Edo à la tradition de Bizen auprès d’Ishidō Korekazu (石堂是一), puis poursuivie par Moritsugu (守次). Morimasa figure parmi les trois forgerons Ishidō déclarés par le fief de Fukuoka lors du recensement des forgerons de l’ère Kyōhō (享保諸国鍛冶御改, Kyōhō shokoku kaji on-aratame), aux côtés de Moritsugu et de Morikatsu (守勝), ce qui le place au début du XVIIIe siècle. On connaît des lames signées 筑前国福岡住守昌 (Chikuzen no kuni Fukuoka-jū Morimasa). L’école travaillait à la manière de Bizen, avec un hamon de chōji, souvent en forme de sac (fukuro-chōji), et un utsuri visible dans l’acier. On ne sait rien de plus de sa vie.

Sabres disponibles

  1. Chikuzen Fukuoka-jū Morimasa

    Shintō (1596-1780)1716Chikuzen69,9 cm

    NBTHK Tokubetsu Hozon Disponible

    Signature peu fréquente de l'école Fukuoka Ishidō, vers l'ère Kyōhō (1716) : soie ubu à un seul trou et gunome-chōji trempé très haut. Morimasa était forgeron du clan Kuroda au sein de l'école Fukuoka Ishidō. Son père Moritsugu, chef de l'école, passait pour descendant à la dix-septième génération de Norimune de Fukuoka Ichimonji. Le vendeur d'origine souligne la rareté d'un exemplaire signé : nombre de lames de Morimasa furent privées de leur signature à l'époque d'Edo pour les faire passer pour d'anciennes Fukuoka Ichimonji. La pièce, signée 筑前国福岡住守昌 (Chikuzen no Kuni Fukuoka-jū Morimasa), date d'environ Kyōhō (1716) et mesure 69,9 cm de nagasa pour 1,9 cm de sori, 3,07 cm de motohaba et 0,71 cm de motogasane. Le hada est un itame mêlé de masame avec un utsuri ténu ; le hamon, un gunome-chōji spectaculaire et changeant, à têtes pointues et chōji inversés, trempé très haut : les macros le montrent lumineux et bien défini. Les photographies montrent une soie à un seul mekugi-ana, kurijiri et signature dégagée. Papier NBTHK Tokubetsu Hozon du 16 février 2026. La monture, que le vendeur d'origine ne décrit pas, apparaît complète sur les photographies : saya noire brillante cannelée, tsuba ronde de fer à hitsu-ana, fuchi-kashira assortis et menuki en forme d'éventail en métal blanc. Sans shirasaya.

    56,7/100

    6 980 €

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