Comment acheter

Kantei ne vend pas de sabres mais sert d’intermédiaire : il achète pour vous, chez un marchand au Japon, celui que vous choisissez, tout compris dans le prix affiché, ou en commande un neuf à un forgeron, et vous le livre dans l’Union européenne.

Agent d’achat

Kantei travaille comme agent d’achat. Nous achetons des katana au Japon pour votre compte, si vous vivez dans l’Union européenne, et nous nous occupons de tout ce qui se trouve entre le marchand au Japon et votre porte. Nous n’avons pas de stock : chaque pièce appartient à son vendeur jusqu’à ce qu’elle soit achetée pour vous.

Le prix comprend tout : la pièce, le permis d’exportation, le transport assuré, le dédouanement, les taxes d’importation et la livraison à domicile, dans n’importe lequel des vingt-sept pays de l’Union européenne. De porte à porte, sans rien à payer à la réception.

Le service ne se limite pas à ce catalogue. Si vous avez vu en vente au Japon un sabre qui n’y figure pas, envoyez-nous le lien ou les photographies : nous l’étudions et, si l’achat a du sens, nous vous donnons un prix ferme, tout compris. À partir de là, il suit les mêmes cinq étapes que n’importe quelle pièce du catalogue.

Les cinq étapes

  1. Demande. Vous écrivez depuis le formulaire de la fiche de la pièce, qui porte déjà sa référence ; il n’y a donc rien à expliquer. Nous vous répondons par courriel.

    Fiche du catalogue montrant une lame, avec une flèche menant à une enveloppe : la demande part de la fiche elle-même.
    Le formulaire de la fiche porte déjà la référence de la pièce : la demande commence par l’essentiel. Schéma: Kantei
  2. Confirmation. Ce sont des pièces uniques détenues par des tiers : la disponibilité est vérifiée à l’origine avant tout engagement. La réponse prend d’ordinaire un ou deux jours ouvrés.

    Deux bulles de dialogue, la seconde avec une coche, et un calendrier où deux jours sont marqués.
    Rien n’est engagé tant que la disponibilité n’est pas confirmée à l’origine. Schéma: Kantei
  3. Achat. Une fois la disponibilité confirmée, la pièce est achetée pour vous et retirée du catalogue.

    Une lame posée sur son support, avec une étiquette suspendue à la poignée.
    Achetée en votre nom, la pièce est mise de côté : elle est unique et quitte la vente. Schéma: Kantei
  4. Permis d’exportation. Tout sabre japonais ancien a besoin d’une autorisation pour quitter le Japon. Elle se demande avec l’enregistrement de la lame et ses photographies, prend environ un mois et demi et ne peut pas être accélérée.

    La carte d’enregistrement japonaise de la lame et, après une flèche, le permis d’exportation avec son sceau.
    Le permis se demande avec l’enregistrement de la lame et ses photographies. C’est le long délai. Schéma: Kantei
  5. Transport et livraison. La lame voyage assurée et est dédouanée à l’arrivée. Transport et taxes d’importation sont déjà dans le prix affiché.

    Une caisse allongée contenant la lame, l’arc d’un vol et un bouclier portant une coche.
    Elle voyage assurée pour sa valeur entière et passe la douane avant d’arriver chez vous. Schéma: Kantei

Ce que le prix comprend

Le prix affiché couvre la pièce, le transport depuis le Japon jusqu’à votre domicile, les taxes d’exportation et d’importation, l’agent en douane et notre commission pour la gestion. Il n’y a rien à payer à la livraison.

C’est un prix ferme : la commission y est déjà comprise, et rien ne s’y ajoute, ni frais à part ni supplément pour le permis. Ce qu’il ne couvre pas, c’est ce que l’on demande ensuite — un polissage, une nouvelle monture, un examen de la NBTHK — et cela se chiffre à part. Une pièce sans prix affiché à l’origine indique « prix sur demande ».

Un exemple chiffré

La lame, à l’origine 8 000 €
Transport depuis le Japon 1 200 €
Taxes d’exportation et d’importation + Agent en douane + Commission de gestion 2 880 €
Prix affiché 12 080 €

Ces chiffres sont un exemple, pas une pièce du catalogue : ils changent avec chaque lame et avec le cours du yen. Ce qui ne change pas, c’est ce qui compose le prix, et qu’il n’y a plus rien à payer à la livraison.

Une addition sur deux lignes : la lame à l’origine, plus le transport depuis le Japon, plus un seul poste qui réunit les taxes d’exportation et d’importation, l’agent en douane et la gestion ; le résultat est le prix affiché.
Les trois postes qui s’additionnent dans le prix affiché. Le poids de chacun, ce sont les chiffres du tableau qui le disent. Schéma: Kantei

Budget

Deux lames munies du même papier peuvent coûter l’une plusieurs fois le prix de l’autre. Le prix d’un sabre japonais ne tient pas à une seule donnée, mais à plusieurs qui s’additionnent, et mieux vaut les connaître avant de se fixer un chiffre.

  • L’état. Il pèse plus que l’âge : une lame n’est pas chère parce qu’elle est ancienne, et une lame plus jeune, saine et bien polie vaut davantage qu’une autre plus vieille de plusieurs siècles au polissage usé, à la rouille profonde ou à la trempe défaillante. Le thème « L’état de la lame : défauts et tromperies » du guide l’explique.
  • Le papier et son niveau. Chaque échelon du NBTHK est bien plus rare que le précédent, et le prix le reflète. Mais le papier ne fixe pas le prix : il juge la lame, non sa conservation ni sa monture (« Papiers du NBTHK »).
  • Le forgeron et l’école. Un nom dont l’œuvre est étudiée et reconnue se paie plus cher qu’un nom mineur de la même époque.
  • La signature et la date. Une lame signée, et plus encore si la signature porte une date, vaut en général davantage qu’une lame non signée (mumei) de niveau comparable. Une mumei bien attribuée trouve aussi preneur, mais une signature vérifiée pèse plus.
  • La soie intacte. Une lame ubu, dont la soie est restée telle qu’elle est sortie de la forge, est mieux cotée qu’une lame raccourcie (suriage), qui a perdu une part de son histoire.
  • La longueur. À qualités égales, un katana de pleine longueur se paie plus cher qu’une lame courte.
  • La monture. Un koshirae d’époque, surtout s’il a son propre papier, s’ajoute au prix ; le shirasaya est un fourreau de rangement et ne compte guère (« Styles de monture (koshirae) »).
  • La période. Elle compte, mais moins qu’il n’y paraît : l’ancien est plus rare, et pourtant une bonne lame shintō ou shinshintō peut coûter plus qu’une kotō ordinaire.

Le tableau ci-dessous chiffre tout cela à partir du catalogue lui-même. Il est recalculé à chaque génération de cette page, sur le prix publié des katana présents à ce moment-là : le même que sur les fiches, transport, taxes et gestion compris. Il aide à situer un budget, pas à estimer une pièce, car à l’intérieur de chaque groupe tous les facteurs ci-dessus entrent en jeu. Et gardez-le à l’esprit en comparant : le prix d’un marchand au Japon ne comprend ni le permis d’exportation, ni le transport, ni les taxes d’importation, alors que celui de ce catalogue les comprend.

Prix du catalogue par certificat et par période
Période Pièces Médiane Fourchette habituelle
NBTHK Tokubetsu Hozon
Toutes périodes 365 12 500 € 7 700 € – 25 600 €
Kotō 59 16 000 € 8 600 € – 31 400 €
Shintō 182 11 500 € 7 400 € – 21 700 €
Shinshintō 123 12 800 € 8 300 € – 27 000 €
Gendaitō Peu de pièces
NBTHK Jūyō
Toutes périodes 41 58 200 € 42 300 € – 83 200 €
Kotō 7 59 400 € 47 300 € – 78 000 €
Shintō 24 58 500 € 42 100 € – 86 400 €
Shinshintō 10 52 100 € 43 300 € – 67 500 €

Calculé le 8 novembre 2026 sur 406 katana publiés au catalogue, à leur prix publié — tout compris — et arrondi à la centaine. La médiane laisse la moitié des pièces en dessous et l’autre moitié au-dessus ; la fourchette habituelle va du 10e au 90e centile, c’est-à-dire qu’elle écarte le dixième le moins cher et le dixième le plus cher. Un groupe de moins de cinq pièces ne donne pas de chiffre fiable, et le tableau le dit.

Délais

Il s’écoule environ dix semaines entre la demande et la livraison. L’essentiel, c’est le permis : il dépend de l’administration japonaise et ne s’achète pas plus vite.

  • Un ou deux jours ouvrés pour confirmer la disponibilité à l’origine.
  • Environ un mois et demi pour le permis d’exportation, préparation du dossier comprise.
  • Environ trois semaines de transport et de dédouanement.

Si quelque chose prend du retard, vous l’apprenez au moment où cela arrive, pas quand il n’y a plus rien à faire.

Ligne de dix semaines en trois tronçons : la confirmation, le permis d’exportation et le transport.
Dix semaines en moyenne, dont six pour le permis : rien ne sert de se presser. Schéma: Kantei

Garnitures

Les garnitures — tsuba, menuki, fuchi-kashira, kozuka, kōgai et garnitures complètes — s’achètent comme les sabres, mais le chemin est plus court. Le transport, les taxes et la gestion sont déjà compris dans le prix publié.

Il s’écoule environ trois à cinq semaines entre la demande et la livraison. Kantei sert d’intermédiaire, comme pour les sabres, et les boutiques au Japon n’acceptent pas de retours : l’état est donc confirmé en photos avant l’achat.

Sabres sur mesure

Kantei sert aussi d’intermédiaire entre vous et un forgeron au Japon, comme avec les marchands : au lieu d’une lame qui existe déjà, on en commande une neuve, faite pour vous.

  1. La demande. Vous réglez les mesures dans le calculateur « Sabre sur mesure » et vous nous écrivez depuis cette page, avec le forgeron de votre choix ou sans en choisir.
  2. Affiner par courriel. Nous vous répondons par courriel et revoyons avec vous les mesures, l’usage et ce que vous cherchez.
  3. Le forgeron. Nous lui soumettons la commande et lui demandons s’il peut la prendre.
  4. Son prix et son délai. Le forgeron les donne quand il connaît la commande, et nous vous transmettons alors le devis.
  5. La commande. Si vous décidez de continuer, nous commandons le sabre en votre nom.
  6. L’ouvrage. Forge, polissage, habaki et shirasaya ou koshirae, selon ce qui a été convenu.
  7. La livraison. Vous le recevez chez vous, dans n’importe quel pays de l’Union européenne.

Chaque sabre est un monde et les forgerons n’ont pas de prix fixes : le prix dépend de la longueur, de la forge, du polissage et de la monture, et chaque forgeron le fixe quand il sait ce qu’on lui demande. C’est pourquoi il n’y a pas de tarifs ici. Ce qu’il y a, c’est le devis complet, tout compris jusqu’à votre porte, avant que vous ne vous engagiez à quoi que ce soit.

Les délais vont de plusieurs mois à plus d’un an, selon la liste d’attente de chaque forgeron ; le sien accompagne le devis.

Questions fréquentes

Comment paie-t-on ?

Par virement bancaire en euros, avec sa facture et le prix ferme indiqué sur la fiche. Aucune donnée de carte n’est jamais demandée par courrier. Si vous préférez un autre moyen de paiement, dites-le dans votre message : on en convient avant tout achat.

Est-elle assurée ?

Oui, pour sa valeur entière et pendant tout le trajet ; l’assurance est comprise dans le prix. L’emballage est celui d’une lame : immobile dans la caisse, dans son fourreau, contenu déclaré.

Et la douane ?

Nous nous en chargeons, et la taxe d’importation applicable est déjà dans le prix affiché. On ne vous demandera rien à la livraison.

Peut-on retourner la pièce ?

Les retours ne sont pas acceptés. Kantei ne vend pas : il achète en votre nom auprès de marchands au Japon, et ces marchands n’acceptent pas de retours. Le moment de décider vient donc avant — c’est à cela que sert la deuxième étape, avec les photographies d’origine, les dimensions, les papiers et toutes les questions utiles. Si la lame qui sort de la caisse n’est pas celle qui a été décrite, écrivez-nous le jour même avec des photos : la réclamation part chez le vendeur et rien n’est clos tant que ce n’est pas réglé.

Comment savoir qu’elle est authentique ?

Par le papier. Toutes les pièces du catalogue portent un certificat de la NBTHK, l’institution qui juge au Japon la signature et l’attribution, et ce papier voyage avec la lame. Les photographies et les dimensions sont celles du vendeur d’origine : ce qui se voit sur les photographies est décrit comme tel, et ce qui ne peut être vérifié n’est pas affirmé. Le score de Kantei ne remplace pas le papier ; il mesure ce que le papier et la fiche permettent de vérifier.

Puis-je commander un sabre neuf ?

Oui. Kantei sert d’intermédiaire avec des forgerons au Japon : vous réglez les mesures dans « Sabre sur mesure », vous nous écrivez depuis cette page et nous portons la commande au forgeron. Les étapes sont dans « Sabres sur mesure », plus haut.

Combien cela coûte-t-il ?

Cela dépend du forgeron et de la commande : chaque sabre est un monde et il n’y a pas de prix fixe. Le forgeron donne son prix quand il sait ce qu’on lui demande, et nous vous transmettons le devis complet, tout compris jusqu’à votre porte, avant que vous ne vous engagiez.

Puis-je choisir le forgeron ?

Oui. « Sabre sur mesure » présente les forgerons, chacun avec sa fiche ; vous pouvez en choisir un ou nous demander conseil. Si celui que vous choisissez ne peut pas prendre la commande, nous vous le disons et en cherchons un autre avec vous.

Et la monture ?

Elle se décide avec la commande : la lame peut venir en shirasaya, l’étui de bois pour la conserver, ou avec un koshirae complet pour s’en servir, avec sa tsuka, sa tsuba et son saya. Le calculateur compte la tsuka et la tsuba dans le poids et l’équilibre.

Monture et polissage

Outre la recherche de la pièce, nous réalisons sur mesure le koshirae d’une lame – la monture complète ou seulement ses garnitures – et nous polissons les lames modernes et les nihontō anciens.

Koshirae sur mesure · Polissage

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