Écoles

Chaque école avec son origine, son style et son histoire, ses branches et écoles apparentées et ses forgerons. Les cinq traditions d’abord ; ensuite, les écoles de province, les centres du shintō et les écoles et groupes de forgerons.

Dans le guide : les cinq traditions (gokaden)

Les cinq traditions (gokaden)

  • Bizen-den 備前伝 fin de Heian – MuromachiBizen La tradition de Bizen : la plus grande production de sabres du Japon, du Ko-Bizen du XIIe siècle à l’Osafune de l’âge des guerres. 33 forgerons
  • Mino-den 美濃伝 Nanbokuchō – EdoMino La tradition de Seki, dans le Mino : la plus tardive des cinq et la plus influente sur le sabre d’Edo. 31 forgerons
  • Sōshū-den 相州伝 fin de Kamakura – NanbokuchōSagami La tradition de Kamakura, dans le Sagami : l’acier le plus riche en nie des cinq et l’école de Masamune. 22 forgerons
  • Yamashiro-den 山城伝 Heian – NanbokuchōYamashiro La tradition de la capitale : des lames élégantes de Kyoto, du Sanjō de Munechika aux écoles Awataguchi et Rai. 8 forgerons
  • Yamato-den 大和伝 fin de Heian – NanbokuchōYamato La tradition de Nara : les sabres des grands temples, avec le masame et le suguha pour signes. 3 forgerons

Écoles de province (wakimono)

  • Echigo 越後の刀工 (Echigo no tōkō) Kamakura – aujourd’huiEchigo Les forgerons de l’Echigo : une province du nord avec peu d’ateliers anciens et un grand nom du XXe siècle, Amata Akitsugu. 1 forgeron
  • Etchū 越中の刀工 (Etchū no tōkō) fin de Kamakura – BakumatsuEtchū Les forgerons de l’Etchū : Norishige et Gō Yoshihiro, deux des grands noms du style du Sagami, et l’école Uda. 1 forgeron
  • Higo 肥後の刀工 (Higo no tōkō) fin de Kamakura – aujourd’huiHigo Les forgerons du Higo : l’école Enju, héritière de Rai, et les lames robustes de Dōtanuki, plus les forgerons du Kumamoto moderne. 2 forgerons
  • Ko-Hōki 伯耆の刀工 (Hōki no tōkō) fin de Heian – aujourd’huiHōki Les forgerons du Hōki : le pays du sable ferrugineux du Chūgoku, où Yasutsuna a forgé certains des plus anciens tachi conservés. 4 forgerons
  • Kaga 加賀の刀工 (Kaga no tōkō) Nanbokuchō – BakumatsuKaga Les forgerons du Kaga : de Fujishima et Kiyomitsu à l’époque de Muromachi à Kanewaka et aux forgerons du fief des Maeda. 10 forgerons
  • Kishū 紀州の刀工 (Kishū no tōkō) Nanbokuchō – EdoKii Les forgerons du Kii : des ateliers médiévaux de la province à Nanki Shigekuni, forgeron de la branche Tokugawa de Wakayama. 1 forgeron
  • Satsuma-tō 薩摩刀 Heian – BakumatsuSatsuma Les sabres du sud de Kyūshū : des anciennes lames de Naminohira au nie violent du shinshintō de Satsuma. 6 forgerons
  • Tosa 土佐の刀工 (Tosa no tōkō) fin de Kamakura – BakumatsuTosa Les forgerons du Tosa : une province qui a fait venir de l’extérieur ses meilleurs forgerons, de Mutsu no Kami Yoshiyuki à Sa Yukihide. 3 forgerons

Centres du shintō et du shinshintō

  • Aizu 会津の刀工 (Aizu no tōkō) Momoyama – MeijiMutsu Les forgerons d’Aizu : la maison Kanesada, venue de Seki, et celle de Miyoshi Nagamichi, au service du domaine jusqu’à la guerre de Boshin. 4 forgerons
  • Echizen 越前の刀工 (Echizen no tōkō) début d’Edo – milieu d’EdoEchizen Les forgerons de Fukui : l’école Shimosaka de Yasutsugu et les familles venues de Seki, dites Echizen Seki. 8 forgerons
  • Edo shintō 江戸新刀 début d’Edo – milieu d’EdoMusashi Les sabres de la capitale du shogunat : le shintō pratique et tranchant de Kotetsu, Yasusada et des écoles d’Edo. 6 forgerons
  • Hizen-tō 肥前刀 Momoyama – BakumatsuHizen Les sabres de Saga : la maison de Tadayoshi et ses branches, forgerons des Nabeshima pendant toute l’époque d’Edo. 16 forgerons
  • Ōsaka shintō 大坂新刀 début d’Edo – milieu d’EdoSettsu Les sabres de la ville des marchands : le jigane le plus fin et les hamon les plus spectaculaires d’Edo, de Sukehiro et Shinkai. 16 forgerons
  • Sendai Kunikane 仙台国包一門 (Sendai Kunikane ichimon) début d’Edo – MeijiMutsu La maison de Kunikane à Sendai : forgerons des Date qui ont maintenu pendant tout Edo le masame de l’école Hōshō. 1 forgeron
  • Shinano 信濃の刀工 (Shinano no tōkō) fin d’Edo – aujourd’huiShinano Les forgerons du Shinano : les frères Yamaura au Bakumatsu et, au XXe siècle, la famille Miyairi de Sakaki. 5 forgerons

Écoles et groupes de forgerons

  • Aoe 青江派 (Aoe-ha) fin de Heian – début de MuromachiBitchū L’école d’Aoe, dans le Bitchū : l’acier sombre au sumigane et le suguha, trois siècles durant de l’autre côté du fleuve de Bizen. 4 forgerons
  • Awataguchi 粟田口派 (Awataguchi-ha) début de Kamakura – fin de KamakuraYamashiro L’école d’Awataguchi, à Kyoto : le plus beau jigane de Kamakura et les tantō de Tōshirō Yoshimitsu. 6 forgerons
  • Dōtanuki 同田貫 fin de Muromachi – BakumatsuHigo Les sabres sans ornement du Higo : larges, épais et lourds, forgés pour Katō Kiyomasa à la fin du XVIe siècle. 1 forgeron
  • Enju 延寿派 (Enju-ha) fin de Kamakura – NanbokuchōHigo L’école du Higo née de Rai : le suguha doux de Kyoto porté à Kikuchi, au service du clan Kikuchi.
  • Fukuoka Ichimonji 福岡一文字派 (Fukuoka Ichimonji-ha) milieu de KamakuraBizen L’apogée des Ichimonji : des tachi larges et magnifiques du milieu de Kamakura, au chōji le plus riche et au midare-utsuri le plus vif du Bizen. 6 forgerons
  • Gassan 月山派 (Gassan-ha) Kamakura – aujourd’huiDewa L’école du mont Gassan : l’ayasugi-hada ondulé, du Dewa médiéval à la maison d’Ōsaka qui le perpétue aujourd’hui. 5 forgerons
  • Hokke 法華派 (Hokke-ha) Nanbokuchō – MuromachiBingo L’école du Bingo qui tient son nom de la foi de ses forgerons : des lames sobres en suguha, proches de Mihara. 1 forgeron
  • Horii 堀井 Bakumatsu – aujourd’huiŌmi, Musashi La famille Horii : de Taneyoshi, forgeron de l’Ōmi du Bakumatsu, à Toshihide et à la forge de Zuisen à Muroran, avec un passage par l’atelier de la bibliothèque de Takase Ukō à Tokyo. 5 forgerons
  • Horikawa 堀川派 (Horikawa-ha) Momoyama – début d’EdoYamashiro L’école de Horikawa Kunihiro à Kyoto : le début du shintō et la pépinière de ses meilleurs forgerons. 7 forgerons
  • Hōshō 保昌派 (Hōshō-ha) milieu de Kamakura – MuromachiYamato La seule école du Yamato au masame intégral : un grain droit et ordonné d’un bout à l’autre, avec un suguha de nie. 1 forgeron
  • Ichimonji 一文字派 (Ichimonji-ha) Kamakura – NanbokuchōBizen Les forgerons qui signaient d’un seul trait, « un » : le chōji le plus exubérant du Bizen, de Norimune au Yoshioka du Nanbokuchō. 3 forgerons
  • Ikkansai Shōwa – aujourd’huiMusashi Lignée de forgerons de Tokyo dont les premiers maîtres signaient Ikkansai ; sa figure centrale, Kasama Shigetsugu, enseigna au centre de Kurihara Akihide, et les Yoshihara descendent de son école. 3 forgerons
  • Ishidō 石堂派 (Ishidō-ha) fin de Muromachi – BakumatsuŌmi L’école qui voulut faire revivre l’Ichimonji à l’époque d’Edo : un chōji de nioi avec de l’utsuri, réparti entre Edo, le Kii, Ōsaka et le Chikuzen. 8 forgerons
  • Kanewaka 加州兼若 (Kashū Kanewaka) début d’Edo – BakumatsuKaga, Mino La famille Tsujimura de Kanazawa : des forgerons d’origine Mino qui s’installèrent au Kaga au début du XVIIe siècle et signèrent Kanewaka durant toute l’époque d’Edo. 4 forgerons
  • Mihara 三原派 (Mihara-ha) fin de Kamakura – fin de MuromachiBingo L’école du Bingo de souche Yamato : des lames sobres, au masame et au suguha, du Ko-Mihara de Kamakura au Mihara de Muromachi.
  • Miike 三池派 (Miike-ha) fin de Heian – fin de MuromachiChikugo L’une des plus anciennes écoles de Kyūshū : Mitsuyo, auteur de l’Ōdenta, l’un des tenka goken. 1 forgeron
  • Mishina 三品派 (Mishina-ha) Momoyama – EdoYamashiro L’autre grande école du shintō de Kyoto : la famille Mishina, venue de Seki, avec Kinmichi, Yoshimichi et Masatoshi. 10 forgerons
  • Mizuta 水田派 (Mizuta-ha) fin de Muromachi – fin d’EdoBitchū L’école de Mizuta, dans le Bitchū : le nom Kunishige, porté par des dizaines de forgerons, avec des lames robustes d’usage. 2 forgerons
  • Naminohira 波平派 (Naminohira-ha) Heian – MeijiSatsuma L’une des écoles les plus durables du Japon : les forgerons de Taniyama, dans le Satsuma, de Heian à Meiji. 2 forgerons
  • Naoe Shizu 直江志津 NanbokuchōMino Les successeurs de Kaneuji à Naoe : le style du Sagami devenu Mino au Nanbokuchō, avec notare, gunome et nie profond. 1 forgeron
  • Nihontō Tanren Denshūjo ShōwaMusashi, Sagami Le centre de formation de forgerons de Kurihara Akihide à Tokyo (1933-1941) ; en sont sortis, entre autres, Miyairi Akihira et Amata Akitsugu. 4 forgerons
  • Niō 二王派 (Niō-ha) milieu de Kamakura – BakumatsuSuō L’école du Suō, de souche Yamato : Kiyotsuna et ses successeurs, de Kamakura au domaine de Chōshū à l’époque d’Edo. 3 forgerons
  • Osafune 長船派 (Osafune-ha) milieu de Kamakura – MomoyamaBizen Le plus grand groupe de forgerons de l’histoire du Japon : de Mitsutada et Nagamitsu aux Sukesada et Kiyomitsu du Sengoku. 28 forgerons
  • Rai 来派 (Rai-ha) milieu de Kamakura – NanbokuchōYamashiro L’école de Kyoto qui a donné au suguha sa forme classique : Kuniyuki, Kunitoshi, Kunimitsu et Kunitsugu. 6 forgerons
  • Samonji 左文字派 (Samonji-ha) fin de Kamakura – début de MuromachiChikuzen L’école du Chikuzen qui signait « Sa » : le style du Sagami porté à Kyūshū par Ō-Sa et ses disciples. 7 forgerons
  • Sengo 千子派 (Sengo-ha) fin de Muromachi – début d’EdoIse L’école de Muramasa à Kuwana : des lames pratiques et tranchantes, au hamon identique sur les deux faces. 1 forgeron
  • Senjuin 千手院派 (Senjuin-ha) fin de Heian – NanbokuchōYamato La plus ancienne des cinq écoles du Yamato, au pied du mont Wakakusa, près du Tōdai-ji.
  • Shikkake 尻懸派 (Shikkake-ha) fin de Kamakura – MuromachiYamato L’une des cinq écoles du Yamato, fondée par Norihiro : un suguha à petits gunome et un jigane très nagare. 1 forgeron
  • Shimada 島田派 (Shimada-ha) milieu de Muromachi – milieu d’EdoSuruga L’école de Shimada, dans le Suruga : un style du Sagami sur le Tōkaidō, avec les Yoshisuke et les Sukemune pendant des générations. 1 forgeron
  • Shimosaka 下坂派 (Shimosaka-ha) fin de Muromachi – BakumatsuŌmi L’école du village de Shimosaka, dans l’Ōmi : des forgerons de lances à la maison de Yasutsugu, forgeron des Tokugawa. 9 forgerons
  • Sue-Aoe 末青江 Nanbokuchō – début de MuromachiBitchū La dernière étape de l’école d’Aoe : de grandes lames du Nanbokuchō, avec plus de nie et un suguha qui s’ouvre en gunome. 2 forgerons
  • Taima 当麻派 (Taima-ha) fin de Kamakura – NanbokuchōYamato L’une des cinq écoles du Yamato, liée au temple Taima-dera : des lames au nie intense qui frôlent le style du Sagami.
  • Takada 高田派 (Takada-ha) Nanbokuchō – EdoBungo L’école du Bungo, à Kyūshū : des lames pratiques en quantité pendant cinq siècles, dans des styles allant du Sagami au Bizen et au Mino. 10 forgerons
  • Tegai 手掻派 (Tegai-ha) fin de Kamakura – MuromachiYamato La plus grande des cinq écoles du Yamato : les forgerons de la porte Tegai du Tōdai-ji, avec Kanenaga pour fondateur. 5 forgerons
  • Uda 宇多派 (Uda-ha) fin de Kamakura – BakumatsuEtchū L’école qui porta le style du Yamato dans l’Etchū : Uda Kunimitsu et sa lignée, active du Nanbokuchō à la fin d’Edo. 3 forgerons
  • Ukai 鵜飼派 (Ukai-ha) fin de Kamakura – début de MuromachiBizen Petite école du Bizen, de la fin de Kamakura au Nanbokuchō, dont les forgerons signaient du caractère du nuage ; ses lames ressemblent plus à celles de Kyoto et d’Aoe qu’à celles d’Osafune. 2 forgerons
  • Nihontō Tanrenkai (Yasukuni) 日本刀鍛錬会 (Nihontō Tanrenkai) ShōwaMusashi La forge du sanctuaire Yasukuni, à Tokyo (1933-1945) : une fondation liée à l’Armée qui forgea quelque 8 100 lames en tamahagane et donna à ses forgerons le caractère « yasu ». 4 forgerons