Ishidō Korekazu
石堂是一 (Ishidō Korekazu)
Lignée : la signature n’indique pas la génération
Nom porté par la branche d’Edo de l’école Ishidō, dans la province de Musashi, du XVIIe siècle à l’ère Meiji.
Portrait
Ishidō Korekazu (石堂是一) est le nom transmis de génération en génération au sein de la branche d’Edo de l’école Ishidō, du XVIIe siècle jusqu’à l’ère Meiji. Le fondateur, Kawakami Sakon (川上左近), était originaire du district de Gamō, dans l’Ōmi, et se disait descendant des Ichimonji de Bizen ; il s’établit à Edo et signa avec le titre de Musashi daijō (武蔵大掾). L’école recherchait délibérément le style du Fukuoka Ichimonji de l’époque de Kamakura : un large chōji en nioi-deki avec ko-nie et utsuri, mais avec un sori moins prononcé et un itame plus fin que chez les modèles anciens. Selon la tradition de l’école, la maison travailla pour le shogunat à partir du XVIIIe siècle. Le représentant le plus connu de la lignée est Unju Korekazu (運寿是一), actif à la fin d’Edo. La tradition de l’école en fait la septième génération, neveu de Chōunsai Tsunatoshi (長運斎綱俊) adopté par le sixième Korekazu, et lui attribue le service du shogunat, le nom de Ryūsensai (龍泉斎) à partir de 1869 et une mort en 1891. Bien des signatures de la lignée n’indiquent pas la génération.
Sabres vendus
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Ishidō Fujiwara Korekazu
Septième génération Korekazu d'Edo, classée jōjō-saku : bōhi sur les deux faces, soie ubu à un seul trou et sayagaki de Hon'ami Mitsumago daté de 1953. Neveu de Ishidō Unju Korekazu et connu sous le nom de Masatarō, il succéda comme septième génération Korekazu à Edo. On ne lui connaît aucune lame postérieure à l'interdiction du port du sabre ; il mourut le 24 novembre 1891, à 75 ans. Classé jōjō-saku, il travailla en Bizen-den et Sōshū-den, surtout en Sōden-Bizen. La lame, signée 石堂藤原是一精鍛之 (lecture probable: Ishidō Fujiwara Korekazu kore o seitan su), mesure 70,3 cm de nagasa et 1,5 cm de sori, avec 2,94 cm de motohaba, 0,59 cm de kasane et 580 g ; elle porte un bōhi sur les deux faces et un kissaki un peu allongé. Le hada est un ko-itame propre et bien forgé ; le hamon, un suguha tirant vers le nioi-deki avec ko-ashi répartis, à la manière d'une copie de lame ancienne (kotō utsushi) ; le bōshi est rond à double ligne. Soie ubu à un seul mekugi-ana et habaki d'or monobloc. Elle porte un sayagaki de Hon'ami Mitsumago, daté de janvier 1953, qui l'attribue à Edo Ishidō Korekazu. Papier NBTHK Tokubetsu Hozon. Le koshirae comporte une saya laquée noire à blason familial, une tsuba mokkō-gata de fer à animaux et prunier en haut-relief avec incrustation d'or, fuchi-kashira de fer et menuki de shakudō à motif d'outils incrustés d'or. Shirasaya incluse.
60,9/100
11 660 €
