Jirōtarō Naokatsu
次郎太郎直勝 (Jirōtarō Naokatsu)
Première génération (shodai)
Forgeron d’Edo, élève, gendre et successeur de Taikei Naotane, actif dans la première moitié du XIXe siècle.
Portrait
Jirōtarō Naokatsu (1805–1858) se forma à Edo auprès de Taikei Naotane (大慶直胤), qui l’adopta, lui donna sa fille en mariage et lui confia la succession de l’atelier. Originaire de Kazusa, il reçut de son maître le nom de Jirō : ses premières lames sont signées Kazusa Jirō Naokatsu (上総次郎直勝), les suivantes Shōji Jirōtarō Naokatsu (荘司次郎太郎直勝). Comme Naotane, il était au service de la maison Akimoto, seigneurs de Yamagata puis de Tatebayashi. Il pratiqua les deux traditions de l’école : celle de Bizen, avec un hamon en chōji et de l’utsuri, et celle de Sōshū, riche en nie. Il mourut en 1858, un an après son beau-père ; la forge continua sous son fils, qui signait Yamon Naokatsu (弥門直勝).
Sabres disponibles
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Jirōtarō Naokatsu
Katana shinshintō signé et daté par Jirōtarō Naokatsu au 2e mois de Tenpō 10 (1839), avec papier Tokubetsu Hozon de la NBTHK et koshirae complet. Jirōtarō Naokatsu, né à Yamagata, se forma à Edo auprès de Taikei Naotane, épousa sa fille et devint son héritier adoptif ; comme son maître, il servit la famille Akimoto. Selon le vendeur d'origine, il réalisa de nombreuses œuvres en substitution de Naotane dans les dernières années de celui-ci, et sa mort précoce (1859) explique la rareté de ses lames. La lame mesure 70,3 cm de nagasa pour 1,88 cm de sori, large et épaisse, avec un jigane en koitame fin et un hamon gunome-midare au nioiguchi serré, riche en sunagashi et kinsuji ; le bōshi est midare avec retour. Les photographies montrent une soie d'aspect ubu, percée d'un seul mekugi-ana, avec la signature « Jirōtarō Naokatsu » sur l'omote et la date, printemps, 2e mois de Tenpō 10, sur l'ura. Elle est accompagnée d'un habaki en cuivre d'une pièce, d'un shirasaya et d'un koshirae : saya laqué noir, tsuka à ito noir sur same, tsuba en fer ajouré de chrysanthèmes et de paulownia, fuchi en shakudō, kashira en corne et menuki figurant un personnage et un chien. Le papier Tokubetsu Hozon de la NBTHK, daté du 2 décembre Reiwa 1 (2019), est photographié.
59/100
17 310 €
