Kashū Kanewaka
加州兼若 (Kashū Kanewaka)
Lignée : la signature n’indique pas la génération
Lignée de forgerons de Kanazawa, dans la province de Kaga, fondée au début du XVIIe siècle par un forgeron venu de Mino et active jusqu’à la fin de l’époque d’Edo.
Portrait
Les Kanewaka formaient une famille de forgerons de Kanazawa, dans la province de Kaga, au service de la maison Maeda pendant l’époque d’Edo. Le fondateur, Tsujimura (辻村) Kanewaka, était issu de la tradition de Seki, dans le Mino ; vers 1605, il s’établit à Kanazawa à l’invitation des Maeda. Il reçut ensuite le titre d’Etchū no kami (越中守) et signa désormais Takahira (高平) ; il mourut vers 1628. On le surnomma Kaga Masamune (加賀正宗). Lui succédèrent Matasuke (又助), mort en 1677, puis Shirōemon (四郎右衛門), actif jusqu’au début du XVIIIe siècle ; la famille conserva le nom jusqu’à la fin de l’époque d’Edo. Le style de l’école, d’origine Mino, associe un hada itame à un hamon gunome midare et notare, souvent avec des passages de tendance carrée (hako-midare). Les signatures courantes, Kashū-jū Kanewaka (賀州住兼若) ou la forme longue Kashū Kanazawa-jū Fujiwara Kanewaka (賀州金沢住藤原兼若), ne permettent pas toujours de distinguer les générations. Un wakizashi signé Kashū-jū Kanewaka, de génération indéterminée, est conservé au musée municipal de Takaoka.
Sabres disponibles
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Kashū Kanazawa-jū Fujiwara Kanewaka
Deuxième génération Kanewaka, forgeron des Maeda de Kaga, raccourcie jadis par un samouraï du domaine mais conservant sa signature entière. Le deuxième Kanewaka, Tsujimura Matasuke, naquit en 1611, troisième fils du premier ; il hérita du nom parce que son frère aîné Kagehira n'eut pas de garçon. Il travailla pour les Maeda de Kaga, et l'on disait à Kanazawa qu'un jeune samouraï possédant un Kanewaka se voyait accorder une fille en mariage, tant cet achat en disait sur son ambition. La lame, signée 賀州金澤住藤原兼若 (Kashū Kanazawa-jū Fujiwara Kanewaka), mesure aujourd'hui 69,7 cm de nagasa pour 1,2 cm de sori, 3 cm de motohaba et 0,65 cm de motogasane. Le hada est un itame serré avec chikei, et le hamon ce notare de nioi profond « comme une neige fine accumulée » qui faisait la spécialité de Kanewaka. Le vendeur d'origine précise que la lame mesurait à l'origine quelque 2 shaku 5 sun et qu'un samouraï postérieur du han de Kaga la raccourcit pour l'adapter à son escrime : elle est suriage. Les photographies montrent deux mekugi-ana, dont un bouché au laiton, et la signature entière, courant jusque près du nakago-jiri. Papier NBTHK Tokubetsu Hozon du 16 février 2026, accompagné de deux certificats anciens de 1968. Le koshirae est d'époque Edo : saya kuro-yuteki-nuri, tsuba de fer à paysage incrusté d'or sur les deux faces, fuchi-kashira rehaussés d'or, menuki dorés et habaki de style Kaga à croix d'argent. Shirasaya incluse.
51,5/100
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