Suishinshi Masatsugu

水心子正次 (Suishinshi Masatsugu)

Forgeron d’Edo, dans la province de Musashi, héritier de la maison Suishinshi, actif au milieu du XIXe siècle.

Portrait

Suishinshi Masatsugu, de son nom civil Kawabe Hokushi, naquit vers 1813 dans la famille Suishinshi d’Edo. Héritier du deuxième Masahide, il passe pour le petit-fils du fondateur de l’école, Suishinshi Masahide. Le deuxième Masahide étant mort alors que Masatsugu était encore très jeune, celui-ci se forma auprès de Taikei Naotane (大慶直胤), le principal élève de son grand-père, et son travail est plus proche de celui de son maître que de celui de sa propre maison. Bien qu’à la tête de la famille, il ne prit jamais le nom de Masahide et signait Suishinshi Masatsugu. On le considère comme forgeron au service du domaine de Tatebayashi, avec un atelier à Okachimachi, à Edo. Il travailla dans les manières de Sōshū et de Bizen, avec des hamon de gunome et de chōji riches en nie. Sa carrière fut brève et peu de ses lames sont conservées ; il mourut en 1860, à 47 ans.

Sabres disponibles

  1. Suishinshi Masatsugu

    Shintō (1596-1780)1842Musashi71,3 cm

    NBTHK Tokubetsu Hozon Disponible

    Katana de Suishinshi Masatsugu datée de Tenpō 13 (1842), à soie ubu, avec shirasaya et uchigatana koshirae laqué noir ; papier Tokubetsu Hozon Tōken déclaré par le vendeur d'origine. Katana de Suishinshi Masatsugu, forgeron d'Edo de l'école Suishinshi, actif pendant l'ère Tenpō. Selon le vendeur d'origine, il était le fils du deuxième Suishinshi Masahide et le gendre de Taikei Naotane, et travaillait à Shitaya Okachimachi, à Edo, au service de la maison Akimoto. La lame, d'une nagasa de 71,3 cm et d'une sori de 2,2 cm, est shinogi-zukuri à iori-mune. Le vendeur d'origine décrit un jihada itame mêlé de masame avec un ji-nie dense, et un hamon notare mêlé de gunome, riche en nie, avec ashi et kinsuji, à la manière de l'ancien Bizen Kanemitsu. La soie est ubu, percée d'un seul mekugi-ana et marquée de limes obliques ; l'omote porte la signature 水心子正次 (Suishinshi Masatsugu) avec un kaō, et l'ura la date 天保十三年二月 (Tenpō jūsan-nen nigatsu), soit 1842. Elle est présentée en shirasaya et avec un uchigatana koshirae : saya laquée noir roiro, tsuka tressée d'ito noir sur same blanc, tsuba ajourée en fer à feuilles de ginkgo rehaussées d'or, et fuchi à chrysanthèmes dorés. Le vendeur d'origine déclare un papier Tokubetsu Hozon Tōken de la NBTHK, qui n'apparaît pas sur les photographies.

    67,6/100

    13 850 €

Les voir au catalogue

Retour aux forgerons

Lecture rapide