Tango no Kami Jumyō

丹後守寿命 (Tango no Kami Jumyō)

Lignée : la signature n’indique pas la génération

Lignée de forgerons originaires de Mino établie à Owari, active du début du XVIIe au début du XIXe siècle.

Portrait

Lignée de forgerons ayant signé du nom de Jumyō (寿命), parfois lu Toshinaga, dans la province d’Owari à l’époque d’Edo. Le fondateur, originaire de Seki dans le Mino et connu sous le nom civil de Kondō Sukezaemon, s’installa à Owari au début du XVIIe siècle et reçut pendant l’ère Kan'ei le titre honorifique de Tango no Kami (丹後守), d’où la signature Tango no Kami Fujiwara Jumyō. D’après la tradition de l’école, la lignée compta cinq générations, protégées par les Tokugawa d’Owari, jusqu’aux premières années du XIXe siècle. Elle fait partie des forgerons venus du Mino qui s’établirent à Kiyosu puis à Nagoya, que l’on regroupe sous le nom d’Owari Seki. Le nom signifie « longue vie » et passait pour être de bon augure. Les lames suivent la manière du Mino : hada ko-itame serré avec des zones de masame, hamon en suguha large ou en notare doux mêlé de petits midare. La signature seule ne permet pas toujours de dire de quelle génération est une lame.

Sabres disponibles

  1. Tango-no-kami Fujiwara Toshinaga

    Shintō (1596-1780)Owari76,2 cm

    NBTHK Tokubetsu Hozon Disponible

    Katana longue et robuste du premier Toshinaga d'Owari, début d'Edo, avec soie ubu signée, papier Tokubetsu Hozon et koshirae uchigatana à saya bordeaux. Le vendeur d'origine attribue cette œuvre au premier Tango-no-kami Fujiwara Toshinaga, forgeron né à Seki (Mino), installé à Owari et au service de la maison Tokugawa d'Owari ; le sayagaki du shirasaya l'identifie comme shodai. Lame shinogi-zukuri à iori-mune, nagasa de 76,2 cm et sori de 1,2 cm, large à la base, peu effilée, avec un chū-kissaki allongé ; elle pèse 802 g sans habaki. Des bo-hi sont gravés sur les deux faces. Le vendeur d'origine décrit un itame-hada mêlé de masame, un ji-nie abondant et des chikei, et un hamon de gunome et togari-ba avec tobiyaki, ashi et sunagashi. La soie est ubu, avec un seul mekugi-ana, une extrémité iriyama, des yasurime ō-sujikai et une longue signature sur le shinogi-ji, comme le confirment les photographies. Elle est accompagnée d'un koshirae uchigatana : saya laqué bordeaux à surface granuleuse, tsuba en fer mokkō incrusté d'or et d'argent, fuchi-kashira en oborogin aux cerisiers, menuki en shakudō et tsuka en peau de raie blanche avec ito bleu gris, ainsi que d'un shirasaya avec sayagaki. Papier NBTHK Tokubetsu Hozon daté du 4 décembre de Reiwa 6.

    62,3/100

    11 340 €

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