Doi Shinryō
土肥真了 (Doi Shinryō)
Forgeron de Hirado, dans le Hizen, élève d’Inoue Shinkai à Osaka vers 1680, puis au service des Matsura ; actif à la fin du XVIIe siècle.
Portrait
Doi Shinryō était originaire de Hirado, dans la province de Hizen, et fils d’un forgeron du lieu. Vers 1680, il partit pour Osaka se former auprès d’Inoue Shinkai (井上真改) ; selon la tradition, il reçut de son maître le caractère shin (真) de son nom, et on lui prête un nom antérieur, Masashige (正重), sous lequel il aurait signé ses premières œuvres. À la mort de Shinkai en 1682, il regagna Hirado et entra au service des Matsura, seigneurs du domaine. Ses lames restent proches de la manière d’Osaka : larges et assez épaisses, en ko-itame avec ji-nie, avec un hamon en nie, suguha légèrement ondulé ou notare mêlé de gunome, au nioiguchi profond et clair ; on connaît aussi des lames en midare dans l’esprit de Tsuda Sukehiro. Il signait Doi Shinryō (土肥真了). Ses successeurs à Hirado gardèrent le nom et la même signature tout au long du XVIIIe siècle, si bien que la date est souvent ce qui distingue les générations. Le château de Hirado a exposé une de ses lames, datée de 1685, avec une autre de la troisième génération, datée de 1753.
Rangs
- Wazamono (bon) (Kaihō Kenjaku, 1797)
Sabres disponibles
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Doi Shinryō, 3e génération
Katana signé et daté Meiwa 5 (1768) par Doi Shinryō, de la lignée de Hirado héritière du style d'Inoue Shinkai, avec nakago ubu, papier Tokubetsu Hozon et monture du Bakumatsu. Katana de Doi Shinryō, lignée de Hirado (Hizen) fondée par Doi Masashige, qui étudia à Osaka auprès d'Inoue Shinkai et reçut de lui le caractère « Shin ». L'école conserva pendant des générations le style de Shinkai, avec un suguha-notare lumineux. Selon le vendeur d'origine, la date Meiwa 5 place l'œuvre dans la troisième ou la quatrième génération, et il penche pour les dernières années de la troisième. Lame shinogi-zukuri à iori-mune bas et chū-kissaki ; nagasa de 69,2 cm, sori de 1,5 cm. Le vendeur décrit un itame mêlé de mokume bien forgé, un ji-nie épais et des chikei, et un hamon suguha-notare en ko-nie avec ashi, yō, kinsuji et sunagashi ; polissage ancien. Les photographies montrent un nakago ubu à kurijiri, yasurime ō-sujikai et un seul mekugi-ana, signé « Doi Shinryō » sur l'omote et daté sur l'ura. Monture uchigatana datée par le vendeur du Bakumatsu : saya kizami en laque noire roiro, tsuka en oyazame avec ito noir, tsuba en fer mokkō au dragon en sukidashi-bori et zōgan d'or, fuchi-kashira en shakudō signés et menuki au dragon. Papier Tokubetsu Hozon de la NBTHK daté du 1er décembre de Reiwa 7 (2025).
82,2/100
15 700 €
