Hizen Tadayoshi

肥前忠吉 (Hizen Tadayoshi)

Lignée : la signature n’indique pas la génération

Lignée de forgerons de Saga, dans la province de Hizen, au service du clan Nabeshima de la fin du XVIe siècle au début de l’ère Meiji.

Portrait

Hizen Tadayoshi (肥前忠吉) désigne la lignée de forgerons qui travailla à Saga, dans la province de Hizen, pour le clan Nabeshima pendant toute l’époque d’Edo. Son fondateur, Hashimoto Shinzaemon (1572–1632), se forma à Kyōto à partir de 1596 auprès d’Umetada Myōju (埋忠明寿) ; en 1624, il reçut le titre de Musashi Daijō (武蔵大掾) et signa désormais Tadahiro (忠広). La lignée compta neuf générations : la deuxième, Ōmi Daijō Tadahiro (近江大掾忠広), eut la vie la plus longue et laissa l’œuvre la plus abondante ; la troisième signait Mutsu no Kami Tadayoshi (陸奥守忠吉), et à partir de la cinquième plusieurs portèrent le titre d’Ōmi no Kami (近江守). La huitième génération prit part à la fabrication de canons pour le fief, et la neuvième cessa de forger après l’interdiction du port du sabre en 1876. Les lames de l’école présentent un ko-itame très serré, le konuka-hada (小糠肌), et une trempe chū-suguha en nie avec des ashi, parfois un notare léger ou du ko-gunome. Plusieurs générations ayant signé Tadayoshi, cette fiche regroupe les œuvres dont la signature ne permet pas de dire laquelle.

Sabres disponibles

  1. Ōmi no Kami Tadayoshi, 5e génération

    Shintō (1596-1780)68,7 cm

    NBTHK Tokubetsu Hozon Disponible

    Katana shintō de Hizen signé par le cinquième Tadayoshi, avec bō-hi et suguha, papier Tokubetsu Hozon de la NBTHK, koshirae complet et shirasaya. Lame de l'école Hizen Tadayoshi, œuvre de la cinquième génération (1696–1775) qui, selon le vendeur d'origine, reçut le titre d'Ōmi no Kami en 1750 et signa dès lors « Hizen no Kuni Ōmi no Kami Tadayoshi », la signature que porte cette soie. Iori-mune, sori mesuré et sugata large, avec un motohaba de 3,1 cm, un sakihaba de 2,2 cm et un kasane de 0,8 cm ; le bō-hi des deux faces, visible sur les photographies, allège la lame. Le vendeur d'origine décrit un jigane konuka-hada fin et serré et un hamon chū-suguha qui s'élargit vers le kissaki. Les photographies montrent une soie intacte, à l'extrémité arrondie et aux yasurime continues, percée de deux mekugi-ana. Elle est accompagnée d'un koshirae complet : tsuba ronde en fer sculptée d'un dragon parmi les nuages rehaussé d'or, fuchi et kashira ornés de vagues, tsuka tressée d'ito jaune sur same blanc et saya laquée noire à texture granuleuse. S'y ajoutent un shirasaya et une habaki plaquée d'argent. Papier Tokubetsu Hozon Tōken de la NBTHK, n° 1025558, délivré en Reiwa 7 (2025).

    58,7/100

    8 700 €

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