Hōki no Kami Nobutaka
伯耆守信高 (Hōki no Kami Nobutaka)
Famille de forgerons d’Owari Seki venue de Mino, établie à Kiyosu puis à Nagoya au service des Tokugawa d’Owari à partir de la fin du XVIe siècle.
Portrait
Hōki no Kami Nobutaka est le nom porté par plusieurs générations de l’une des principales maisons d’Owari Seki, les forgerons passés de Seki, dans le Mino, à la province voisine d’Owari. Le fondateur, né dans le Mino, reçut le titre de Hōki no Kami à la fin du XVIe siècle, par l’entremise de Toyotomi Hidetsugu selon la tradition, et s’installa au début de l’ère Keichō dans le quartier des forgerons de Kiyosu. Vers 1610, quand le siège du domaine passa de Kiyosu à Nagoya, il suivit Tokugawa Yoshinao, et la famille resta au service des Tokugawa d’Owari. Avec Sagami no Kami Masatsune et Hida no Kami Ujifusa, il forme le groupe des trois maîtres d’Owari. Le deuxième reçut le titre en 1633 ; le troisième signa d’abord Nobuteru (信照) et obtint le titre en 1665. Ils signaient Hōki no Kami Fujiwara Nobutaka (伯耆守藤原信高), et la lignée se poursuivit à Nagoya jusqu’à la fin de l’époque d’Edo. Leurs lames partent de la tradition de Mino avec des traits Sōshū : une courbure un peu plus marquée que chez leurs contemporains, une lame étroite et mince, et un hamon midare ample aux gunome pointus, très actif.
Rangs
- Wazamono (bon) (Kaihō Kenjaku, 1797)
Sabres disponibles
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Hōki no Kami Jūdai-mago Fujiwara Nobutaka
Lame shinshintō d'Owari, signée et datée du deuxième mois de Meiji 2 (1869), avec un large ō-kissaki, une soie ubu et un koshirae à saya laquée en ishime noir. NBTHK Tokubetsu Hozon. Katana de la tradition d'Owari (actuelle préfecture d'Aichi), signé « Hōki no Kami jūdai-mago Fujiwara Nobutaka », soit descendant à la dixième génération de Hōki no Kami Nobutaka. La soie porte en outre la date du deuxième mois de Meiji 2 (1869) : la lame est donc signée et datée par son forgeron. Elle mesure 70,5 cm de nagasa pour 1,2 cm de sori et se termine par un large ō-kissaki ; le motohaba atteint 3,22 cm et la lame perd peu de largeur vers la pointe, d'où un ensemble d'un poids sensible. Le vendeur d'origine décrit la soie comme ubu, percée d'un seul mekugi-ana, et la lame comme polie il y a quelques années, sans hagire ni piqûres. Elle est montée dans un koshirae d'uchigatana à saya laquée en ishime noir que le vendeur d'origine tient pour contemporaine de la lame ; le same et le tsuka-ito de la poignée ont été refaits l'an dernier dans la même teinte. Papier NBTHK Tokubetsu Hozon fourni. Aucun shirasaya n'est proposé.
75,4/100
12 310 €
