Osafune Moromitsu

師光 (Osafune Moromitsu)

Lignée : la signature n’indique pas la génération

Nom de signature de l’école Osafune, dans la province de Bizen, avec des œuvres datées de la fin du XIVe et du début du XVe siècle.

Portrait

Moromitsu est un nom de signature de l’école Osafune, à Bizen, entre la fin de l’époque Nanbokuchō et le début de Muromachi. Les ouvrages de référence le rangent dans le groupe Kozori, appellation assez lâche qui réunit les forgerons d’Osafune de cette époque étrangers aux branches principales, comme celles de Kanemitsu ou de Chōgi, et dont la filiation reste incertaine ; Moromitsu en est l’un des noms les plus représentatifs. On connaît des tachi datés de l’ère Eiwa (1376) jusqu’à l’ère Ōei : le sanctuaire Kitano Tenmangū, à Kyoto, en conserve un signé Bishū Osafune Moromitsu et daté de 1402. Des dates aussi éloignées laissent douter qu’il s’agisse d’un seul forgeron, et les sources ne distinguent pas nettement les générations. La tradition le compte, avec Morimitsu et Yasumitsu, parmi les trois « Mitsu » de l’ère Ōei. Ses tachi présentent souvent un koshizori prononcé, et le hamon associe gunome et midare à base large, dans la manière du Bizen de la fin du XIVe siècle.

Sabres disponibles

  1. Osafune Moromitsu

    Kotō (jusqu’en 1596)1385Bizen65,6 cm

    NBTHK Jūyō Disponible

    Lame d'Osafune Moromitsu, forgeron de Bizen du groupe Kozori, actif à la fin de l'époque Nanbokuchō ; la documentation de la NBTHK visible sur les photographies le présente comme le fils de Tomomitsu et le père de Morimitsu. Shinogi-zukuri à iori-mune, sori profond de 2,2 cm et chū-kissaki, pour un nagasa de 65,6 cm. Jigane en itame mêlé de mokume, très serré, avec un jinie épais, de nombreux chikei et un utsuri discret ; hamon de ko-chōji, ko-gunome et ko-notare avec ashi et yō, en nioi-deki avec ko-nie et un fin sunagashi. Bōshi en notare et midarekomi, avec retour en komaru. Nakago ubu, à extrémité kurijiri, yasurime katte-sagari et deux mekugi-ana ; signature « Bishū Osafune Moromitsu » et, au revers, la date du 3e mois de Shitoku 2 (1385). La NBTHK l'enregistre comme tachi. Elle est accompagnée d'un shirasaya et d'un koshirae : saya laquée noire mouchetée d'or, same enveloppant sur la tsuka, menuki de shishi dorés et fuchi-kashira à fleurs de prunier ; la tsuba, une pièce Akasaka en fer non signée, possède son propre papier Tokubetsu Hozon Tōsōgu. Désignée Jūyō Tōken lors de la 64e session (novembre 2018).

    70,1/100

    66 950 €

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