Tango no Kami Kanemichi

丹後守兼道 (Tango no Kami Kanemichi)

Lignée : la signature n’indique pas la génération

Lignée de forgerons de l’école Mishina établie à Osaka, dans la province de Settsu, active dès la première moitié du XVIIe siècle.

Portrait

Tango no Kami Kanemichi (丹後守兼道) est le nom qu’ont signé plusieurs générations de la branche d’Osaka de l’école Mishina (三品). Le fondateur de la lignée, fils du forgeron de Kyoto Tanba no Kami Yoshimichi, signa d’abord Naomichi, reçut le titre de Tango no Kami à l’ère Kan'ei et s’installa à Osaka, où il mourut en 1672. Son fils Kiheiji (喜平次) lui succéda vers l’ère Genroku, et le nom resta dans la famille tout au long du XVIIIe siècle. La première génération gravait sur la soie un chrysanthème, le kikumon (菊紋), accompagné du caractère ichi (一). Le travail de la lignée marie l’héritage de Kyoto — midare de chōji et de gunome riche en nie, et sudare-ba (簾刃), dont les sunagashi évoquent un store de bambou — au suguha et aux notare paisibles d’Osaka ; la deuxième génération adopta la forme plus cambrée de l’époque Genroku et le yakidashi droit d’Osaka. La signature se répétant, on distingue les générations par la forme, le style et le détail de l’inscription.

Sabres disponibles

  1. Tango-no-kami Kanemichi, deuxième génération

    Shintō (1596-1780)Settsu69,3 cm

    NBTHK Tokubetsu Hozon Disponible

    Katana shintō de Settsu (Osaka), signé Tango-no-kami Kanemichi, soie ubu, papier Tokubetsu Hozon de la NBTHK, shirasaya et koshirae à saya laqué noir. Selon le vendeur d'origine, il s'agit d'une œuvre de la deuxième génération de Tango-no-kami Kanemichi, fils du premier, de la famille Mishina, dont les œuvres datées se situent vers Genroku et Hōei ; on le distingue de son père parce qu'il ne grave sur la soie ni le caractère « ichi » ni le chrysanthème. La lame, de 69,3 cm pour 2,1 cm de sori, est shinogi-zukuri avec iori-mune, un mihaba large et un chū-kissaki légèrement allongé. Le vendeur décrit un ko-itame fin avec ji-nie et chikei, et un hamon qui part en suguha puis se poursuit en gunome groupés mêlés de notare, dans le style tōran, avec des ashi épais et un nie-nioi profond ; le bōshi est droit avec un retour arrondi. Les photographies montrent un polissage net et le hamon entier sur les deux faces. La soie est ubu, avec des yasurime keshō-sujikai, un seul mekugi-ana et la signature 丹後守兼道 (Tango no Kami Kanemichi). L'accompagnent un origami Tokubetsu Hozon Tōken de la NBTHK de 2024, la shirasaya, un habaki double plaqué or et un koshirae d'uchigatana : saya en laque roiro noire, tsuba en fer ajouré à guerriers sous un pin et bordure dorée, fuchi à plantes aquatiques et libellule, et tsuka en ito noir sur same enveloppant.

    52,1/100

    21 070 €

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