NH-0014 Rang 33
Hitachi no Kami Muneshige
常陸守宗重 以南蛮鉄作之
Lame shintō de Settsu, ère Kanbun, forgée en nanbantetsu par un élève de Tsuda Echizen no Kami Sukehiro. Avec koshirae d'époque et shirasaya. NBTHK Tokubetsu Hozon.
Silhouette de la lame à l’échelle, alignée au machi
Photographies
Photographies du vendeur d’origine.
Description
Signée 常陸守宗重 以南蛮鉄作之, « Hitachi no Kami Muneshige, faite en nanbantetsu », cette lame shintō de Settsu se situe dans l'ère Kanbun, vers 1670. Muneshige, nommé Tada Uhei puis Sohei, fut le père du second Munehide de Himeji ; il descendit à Osaka et entra à l'école de Tsuda Echizen no Kami Sukehiro, vivant entre Himeji et Obama. Le vendeur d'origine soutient qu'il travailla en daisaku pour Sukehiro et en voit la preuve dans cette lame : un hada ko-mokume clair et vif, et un suguha dont il compare le fil à du papier hōsho déchiré, avec des kinsuji dans la trempe. Elle est forgée en nanbantetsu, ce fer importé qu'utilisait aussi Echizen Yasutsugu et qui coûtait alors très cher. La silhouette est celle, typique, du Kanbun-shintō, à faible sori : 69,2 cm de nagasa, 1,1 cm de sori, motohaba de 3,07 cm et sakihaba de 1,96 cm. Les photographies montrent la soie entière sur les deux faces, avec un seul mekugi-ana, un nakago-jiri en kurijiri symétrique et la signature bien dégagée du trou, autant de traits d'une soie ubu. Koshirae, shirasaya et papier NBTHK Tokubetsu Hozon fournis.
Points forts
- NBTHK Tokubetsu Hozon, avec koshirae et shirasaya
- Élève de Tsuda Echizen no Kami Sukehiro, grand atelier d'Osaka
- Forgée en nanbantetsu, acier importé, comme l'indique la signature elle-même
- Koshirae cohérent : saya en cha-nuri, ito noir sur same moucheté d'or, menuki d'or, tsuba de fer ajourée et fuchi-kashira à incrustation florale d'or
- Les photographies montrent la soie complète sur les deux faces, avec un seul mekugi-ana et un kurijiri symétrique : traits d'une soie ubu
- L'origami de la NBTHK, avec l'oshigata de la soie, est photographié
À prendre en compte
- La signature ne porte pas de date
- Le vendeur d'origine n'indique pas que la soie est ubu : l'indice vient des photographies
- Il ne décrit pas davantage l'état de conservation de la lame ni l'ancienneté du polissage
- Les garnitures ne sont ni signées ni accompagnées de papiers : la datation de la monture à l'époque Edo repose sur le vendeur d'origine
Détail de la note
66,8/100
La note répartit 100 points : Signature et date 18 · Soie 22 · Monture 18 · État déclaré 20 · Lame 8 · Shirasaya 4 · Prix 10. Elle est calculée à partir de la fiche, non d’un avis. La monture part de ce que l’on sait de son époque, ajoute ce qui l’atteste (son propre papier NBTHK, une garniture signée, un blason) et retranche ce qui a été restauré (saya, ito, same, habaki ou sageo).
- Signature et date 10 sur 18 Signée, sans date gravée
- Soie 20 sur 22 Soie intacte d’après les photographies
- Monture 4 sur 18 Monture d’époque
- État déclaré 11 sur 20 État non précisé
- Lame 8 sur 8 69,2 cm : dans la plage utile
- Shirasaya 4 sur 4 Avec shirasaya de conservation
- Prix 9,8 sur 10 Rang 4 sur 139 par prix, de la plus abordable à la plus chère