NH-0053 Rang 106
Yamashiro no Kami Fujiwara Kunikiyo
(菊紋) 山城守藤原国清
Lame d'Echizen au kikumon gravé devant la signature, attribuée par la facture et le tracé du mei à la première génération Kunikiyo, élève de Horikawa Kunihiro.
Silhouette de la lame à l’échelle, alignée au machi
Photographies
Photographies du vendeur d’origine.
Description
Yamashiro no Kami Fujiwara Kunikiyo travailla à Echizen, l'actuelle préfecture de Fukui, vers l'ère Kan'ei (1624-1644). Quatre générations portèrent ce nom, et cette lame est tenue pour l'œuvre de la première, la meilleure de la lignée, attribution que le vendeur d'origine fonde sur la facture et sur le tracé de la signature, tels que le certificat les avalise. Kunikiyo était de Matsushiro, en Shinano, fils de Sukemune, troisième maître de l'école Shimada de Suruga ; il monta à Kyoto et étudia auprès de Horikawa Kunihiro. Son maître mort, il entra au service de Matsudaira Tadamasa, seigneur de Takada, et le suivit à Fukui. En 1627 il reçut le titre de Yamashiro Daijō et en 1628 celui de Yamashiro no Kami, dont la lame est signée. Sous le titre figure le kikumon, le chrysanthème qui atteste le privilège accordé par la cour à cette lignée. La lame mesure 69,6 cm de nagasa pour 1,0 cm de sori. Koshirae, shirasaya et papier NBTHK Tokubetsu Hozon sont fournis.
Points forts
- NBTHK Tokubetsu Hozon
- Kikumon, le chrysanthème impérial, gravé devant la signature à côté du titre de Yamashiro no Kami
- Attribuée à la première génération Kunikiyo, élève direct de Horikawa Kunihiro
- Soie en excellent état, signature complète et lisible en pleine résolution
- Livrée avec koshirae et shirasaya
À prendre en compte
- Deux mekugi-ana, dont l'un obturé par un bouchon métallique : le point d'ancrage a été modifié (machi-okuri, raccourcissement ou simple changement de monture), ce que les photographies ne permettent pas de trancher
- Le trou en service entame les pétales supérieurs du chrysanthème : il a donc été percé ou élargi après la gravure
- Le kikumon atteste le privilège de la lignée, non la génération : les suivantes l'ont aussi employé
- Fines marques de polissage sur le shinogi-ji ; la monture n'est documentée que par les photographies
Détail de la note
53,3/100
La note répartit 100 points : Signature et date 18 · Soie 22 · Monture 18 · État déclaré 20 · Lame 8 · Shirasaya 4 · Prix 10. Elle est calculée à partir de la fiche, non d’un avis. La monture part de ce que l’on sait de son époque, ajoute ce qui l’atteste (son propre papier NBTHK, une garniture signée, un blason) et retranche ce qui a été restauré (saya, ito, same, habaki ou sageo).
- Signature et date 10 sur 18 Signée, sans date gravée
- Soie 12 sur 22 Soie entière, avec le machi remonté (machi-okuri)
- Monture 0 sur 18 Monture décrite pièce par pièce par le vendeur d’origine · restaurée : habaki neuf
- État déclaré 13 sur 20 Défauts mineurs déclarés
- Lame 8 sur 8 69,6 cm : dans la plage utile
- Shirasaya 4 sur 4 Avec shirasaya de conservation
- Prix 6,3 sur 10 Rang 52 sur 139 par prix, de la plus abordable à la plus chère