NH-0395 Rang 98
Mutsu no Kami Ōmichi
Katana signé Mutsu no Kami Ōmichi (Daidō), fondateur de l'école Mishina, avec certificat Tokubetsu Hozon de la NBTHK et koshirae complet en laque brune à motif karakusa.
Silhouette de la lame à l’échelle, alignée au machi
Photographies
Photographies du vendeur d’origine.
Description
Katana signé Mutsu no Kami Ōmichi (Daidō), forgeron de la province de Mino à qui l'on attribue la fondation de l'école Mishina de Kyoto, dont les fils formèrent les Kyōto Gokaji. La lame mesure 71,9 cm de nagasa pour 1,9 cm de sori ; les photographies montrent un hamon ondulé de gunome et notare en nioi clair et un bōshi bien conservé, dans un polissage présentable. La soie paraît intacte, avec un seul mekugi-ana, des yasurime visibles et la signature de cinq caractères sur l'omote. Le vendeur d'origine signale deux petits kitae-kizu ; l'un d'eux est visible près du machi sur une photographie de détail. La monture est un koshirae complet : saya en laque brune à motif karakusa en relief, kojiri, kurikata et koiguchi en laiton gravé, fuchi-kashira en laiton à karakusa, menuki dorés figurant des guerriers (musha-zu) et tsuba en fer ajouré à motif de deux masu superposés avec bordure en laiton ; le tressage bleu-vert de la tsuka est vieilli, comme le reconnaît le vendeur lui-même. Accompagné d'un certificat Tokubetsu Hozon Tōken de la NBTHK (nº 1026018, 16 février 2026) et d'un shirasaya.
Points forts
- Signature complète de Mutsu no Kami Daidō, fondateur de l'école Mishina, sur une soie qui paraît intacte
- Certificat Tokubetsu Hozon Tōken de la NBTHK délivré en 2026
- Koshirae complet : saya en laque karakusa, fuchi-kashira en laiton, menuki musha-zu et tsuba ajouré à motif masu
- Hamon spectaculaire et bōshi conservé, bien documentés par les photographies
À prendre en compte
- Le vendeur d'origine déclare deux petits kitae-kizu ; l'un est visible près du machi
- La monture est décrite mais non datée, et n'a pas de certificat propre
- Le tressage de la tsuka est vieilli et effiloché par endroits
- La fiche d'origine situe le forgeron à l'ère Tenshō (1573–1592) alors que l'index le date de Kan'ei ; la génération n'est pas précisée
Détail de la note
54,9/100
La note répartit 100 points : Signature et date 18 · Soie 22 · Monture 18 · État déclaré 20 · Lame 8 · Shirasaya 4 · Prix 10. Elle est calculée à partir de la fiche, non d’un avis. La monture part de ce que l’on sait de son époque, ajoute ce qui l’atteste (son propre papier NBTHK, une garniture signée, un blason) et retranche ce qui a été restauré (saya, ito, same, habaki ou sageo).
- Signature et date 10 sur 18 Signée, sans date gravée
- Soie 20 sur 22 Soie intacte d’après les photographies
- Monture 1 sur 18 Monture décrite pièce par pièce par le vendeur d’origine
- État déclaré 13 sur 20 Défauts mineurs déclarés
- Lame 8 sur 8 71,9 cm : dans la plage utile
- Shirasaya 0 sur 4 Sans shirasaya : il faudra en faire faire une
- Prix 2,9 sur 10 Rang 99 sur 139 par prix, de la plus abordable à la plus chère