Grands tantō · itame et nagare · ko-notare

Œuvre et style

De grands tantō, à lame large et fine, avec un jihada qui mêle itame et nagare et une trempe plus douce que celle de son père.

Sur cette page
  1. Clés du kantei
  2. Face à Samonji
  3. Nioi ou nie ?
  4. Les gravures

Clés du kantei

Sugata
Tantō hira-zukuri à iori-mune, grands (beaucoup d’environ 1 shaku, soit à peu près 30 cm) et peu de petits tantō : larges, longs et à kasane fin, avec un sori très léger. AT
Jihada
Itame mêlé de nagare, ji-nie dense et chikei ; un utsuri blanchâtre, en bō-utsuri, près du hamon. AT
Hamon
Ko-notare avec togariba et gunome, avec ashi et ko-nie ; le Musée national de Tokyo souligne son ko-gunome avec ko-nie. AT
Bōshi
Midare-komi à pointe aiguë, qui tombe vers le tranchant ; le kaeri, plus court que celui de Samonji. AT
Nakago et mei
Signatures 左安吉 (Sa Yasuyoshi), 安吉 (Yasuyoshi), 左安吉作 (Sa Yasuyoshi saku) et 長州住安吉 (Chōshū-jū Yasuyoshi), selon le catalogue de la NBTHK de 2019. HD

Face à Samonji

  • Pour le Musée national de Tokyo, face au nie puissant de son père, ce qui distingue Yasuyoshi est un 小互の目 (ko-gunome) avec ko-nie.
  • La notice de l’Agence pour les affaires culturelles de son tantō du Musée national de Kyūshū le résume ainsi : plus large et plus grand que ceux de Samonji, au sori doux et au kasane fin, avec une trempe de nioi et un bōshi qui monte et revient profondément, « le style typique de ce forgeron ».
  • La NBTHK cite le 解紛記 (Kaifunki) : « les œuvres de Yasuyoshi ont toutes du nioiguchi et sont un peu plus douces que celles de son père ». Elle voit dans son jihada d’itame et de nagare, avec un bō-utsuri vers le hamon, un mélange de traits de Bizen, et en cela son style caractéristique.

Nioi ou nie ?

Les deux descriptions de la NBTHK ne concordent pas. Celle de sa revue n° 711 (2016) parle d’une trempe de nioiguchi, plus marquée dans la moitié supérieure. Celle du n° 805 (2024) la décrit en nie, avec peu de ko-nie, surtout du gunome avec du ko-notare. La notice du Musée national de Tokyo du Hitotsuyanagi Yasuyoshi parle elle aussi d’un notare avec nie.

Les gravures

  • Ses lames portent souvent un bōhi ou un goma-bashi.
  • Deux seulement portent une gravure figurative : le tantō d’Inuyama, avec un 三鈷剣 (sankoken), l’épée bouddhique à trois pointes, dans le hi, et celui du Musée national de Kyūshū. L’Agence pour les affaires culturelles dit que ce type de gravure bouddhique est rarissime dans toute l’école Samonji.