Sur cette page
Osafune et sa lignée
L’école d’Osafune (長船派, Osafune-ha), dans le Bizen, est la plus grande de l’histoire du sabre japonais. Elle naît autour de Mitsutada (光忠, Mitsutada), de la lignée du Ko-Bizen, et de son fils Nagamitsu, dont la première date sûre est Bun'ei 11 (1274) ; de Kagemitsu et de son fils Kanemitsu sort la lignée principale et, ensuite, Tomomitsu, Masamitsu et Motomitsu.
Un dictionnaire biographique le donne pour fils de Nagamitsu, père de Kanemitsu et chef de l’école, actif vers l’ère Genkō (1321-1324) ; ses lames datées vont de Kagen 4 (1306) à Kenmu 1 (1334). Dans la signature du tachi qu’il forgea avec Kagemasa, il porte le titre de 左兵衛尉 (Sahyōe-no-jō). On ne connaît ni l’année de sa naissance ni celle de sa mort.
Kagemitsu et Kagemasa
En 1329, il signa un tachi à deux avec 景政 (Kagemasa), qui ajoute dans la signature 進士三郎 (Shinji Saburō) ; la base officielle des biens culturels dit que Kagemasa « semble être de sa lignée ». Aucun document ne fixe ce qu’ils étaient l’un pour l’autre : Wikipédia en japonais le présente comme disciple ou parent dans l’article sur Kagemitsu, et comme frère dans celui sur le Kenshin Kagemitsu.
Des sabres pour des guerriers d’autres provinces
L’inscription du tachi de 1329 dit qu’Ōkawara Tanji Tokimoto (大河原時基, Ōkawara Tokimoto) le commanda et en fit l’offrande ; la base officielle des biens culturels y voit un bon témoignage des liens entre les guerriers du Kantō et les forgerons d’Osafune. Selon Wikipédia en japonais, Tokimoto, originaire de Chichibu, dans le Musashi, et seigneur de Sanpō-nishi, dans le Harima, fit venir Kagemitsu et Kagemasa d’Osafune pour forger ce tachi et l’offrir au sanctuaire Hiromine, à Himeji.
Ses sabres continuèrent de servir d’offrandes : en 1568, avant d’envahir le Suruga, Takeda Shingen offrit un tachi de sa main au sanctuaire Fujisan Hongū Sengen Taisha, aujourd’hui bien culturel important.