Une lame de lance droite à deux gorges et une longue soie portant trois caractères gravés, sur fond noir.

Forgeron de Kyoto (Yamashiro) · école Rai · fin de Kamakura et Nanbokuchō

Rai Kunitsugu (来国次)

Le forgeron de l’école Rai qui s’approcha le plus de la manière de Sagami, entre la fin de Kamakura et le Nanbokuchō

Rai Kunitsugu (来国次) travailla à Kyoto entre la fin de l’époque de Kamakura et le début du Nanbokuchō. Au sein de l’école Rai, à la trempe sereine, c’est lui qui s’approcha le plus de la manière de Sagami, avec beaucoup de nie et de chikei, et c’est pourquoi on l’appela « Kamakura-Rai » (鎌倉来, Kamakura-Rai). Il compte un trésor national : le tantō « Kishū Rai Kunitsugu ».

Musée national de Tokyo, via ColBase

1326–1334
Œuvres datées
1
Trésor national
4
Biens culturels importants
une cinquantaine
Jūyō de la NBTHK
Sur cette page
  1. Fiche rapide
  2. En résumé

Fiche rapide

Nom
Rai Kunitsugu ; surnom « Kamakura-Rai » (鎌倉来, Kamakura-Rai) AT
Kanji et lecture
来国次 (Rai Kunitsugu) HD
Époque
Fin de Kamakura et début du Nanbokuchō : ses œuvres datées vont de l’ère Karyaku (嘉暦, Karyaku, 1326–1329) à l’ère Shōkyō (正慶, Shōkyō, 1332–1334) AT
Province
Yamashiro (山城, Yamashiro), à Kyoto AT
École
Rai (来派, Rai-ha), de la tradition de Yamashiro AT
Parenté
Gendre de Rai Kunitoshi (来国俊, Rai Kunitoshi) et cousin aîné de Rai Kunimitsu (来国光, Rai Kunimitsu), selon certaines sources ; fils ou élève de Kunimitsu, selon une autre AT
Ce qui est documenté
Sa signature en trois caractères, les dates de quelques lames et ses désignations officielles : un trésor national depuis 1955 HD
La tradition
Qu’il fut l’un des dix élèves de Masamune (正宗十哲, Masamune jittetsu) et qu’il se rendit à Kamakura : ce sont les livres de sabres d’Edo qui le disent, non un document de son temps AT

En résumé

Il travailla à Kyoto en même temps que Rai Kunimitsu, et ses rares œuvres datées vont de 1326 à 1334. Il fit deux sortes de lames : le suguha classique de l’école Rai et une trempe de ko-notare et de gunome riche en nie, à la manière de Sagami, sur un ko-itame à chikei. Les livres de sabres d’Edo le comptent parmi les dix élèves de Masamune ; les spécialistes d’aujourd’hui y voient une influence de style, pas nécessairement un apprentissage.

Son tantō « Kishū Rai Kunitsugu » (紀州来国次, Kishū Rai Kunitsugu) fut désigné en 1937 selon l’ancienne loi et est trésor national depuis 1955 ; la fiche officielle dit qu’il était plus habile en tantō qu’en tachi. Pourtant, Markus Sesko compte autant de tachi signés que de tantō signés.

Sections

  1. Kyoto, vers 1326–1334 Vie et époque Sa famille, ses dates et la tradition qui fait de lui un élève de Masamune.
  2. Le Rai aux chikei Œuvre et style Jihada, hamon, bōshi, sugata, nakago et mei : les clés pour le reconnaître.
  3. Un trésor national et quatre biens culturels Œuvres célèbres Le « Kishū Rai Kunitsugu », ses biens culturels importants et le yari de Tokyo.
  4. Au Musée du sabre japonais, 2024 Vidéos Quatre de ses pièces dans une exposition de 2024.
  5. Bibliographie et crédits Sources Les sources consultées et les crédits des images.