Clés du kantei

Œuvre et style

Du chōji de Bizen de son maître à un Sōshū-den personnel, aux pointes agressives, avec sunagashi et kinsuji.

Sur cette page
  1. Sugata
  2. Jihada
  3. Hamon
  4. Bōshi
  5. Nakago et mei
  6. Horimono
  7. Clés du kantei
  8. Détails

Sugata

La NBTHK souligne ses formes spectaculaires : des lames larges, parfois longues, à la pointe allongée et aiguë, aussi sur les tantō et les wakizashi. Ses naginata, environ cinq, ont la pointe effilée et sans courbure. Pour la Wikipédia en japonais, ses tantō très épais (鎧通し, yoroidōshi), copies de Samonji, sont les plus représentatifs de cette forme dans le shinshintō. Sesko le compte, avec son école, parmi ceux qui faisaient des formes imposantes inspirées du Nanbokuchō, à la pointe de faible fukura.

Jihada

La Wikipédia en japonais signale une veine argentée dans le ji, celle « en cheveu blanc » (白髪筋, shiraga-suji), comme son trait caractéristique, et décrit son acier comme beau et solide. La NBTHK décrit sur son wakizashi de 1852 un itame plus serré que d’habitude grâce à un forgeage soigné.

Hamon

Il commença par le chōji-midare de la tradition de Bizen de son maître et développa un Sōshū-den personnel : un gunome-midare avec des touches de chōji, beaucoup de sunagashi et de kinsuji et des zones de nie fort. Dans la moitié haute de certaines lames, la trempe se dédouble en deux lignes ; le nioiguchi est clair et vif. Son modèle, ce furent les anciens : la Wikipédia en japonais cite surtout des copies de Samonji et de Shizu Kaneuji, avec une trempe « comme ancienne » pleine de kinsuji.

Bōshi

Sur le tantō de 1834, à la trempe ko-notare, le bōshi est aigu. Sur le katana de 1849 d’Ueda, selon la fiche de la ville, le bōshi est midare-komi, à pointe aiguë, avec un hakikake fort et un retour assez profond.

Nakago et mei

Ses signatures changent avec les années : 一貫斎正行 (Ikkansai Masayuki) à partir de 1830 ; 秀寿 (Hidetoshi) en 1834 ; de nouveau 正行 (Masayuki) ou 山浦環正行 (Yamaura Tamaki Masayuki), et 清麿 (Kiyomaro) ou 源清麿 (Minamoto Kiyomaro) à partir de 1846. Le caractère 製 (sei, « fait ») après le nom n’apparaît que sur quelques lames, comme celle de Kubota Sugane. Il était gaucher : les limures de la soie sont inclinées à l’inverse de l’habitude.

Horimono

Beaucoup de ses meilleures lames portent deux gorges parallèles (二筋樋, futasuji-hi), dès l’œuvre commune de 1830 avec son frère. Le tantō de 1847 du sanctuaire Yasukuni porte un dragon enroulé autour d’une épée (倶利伽羅, kurikara).

Clés du kantei

  • Pointe allongée et aiguë, aussi sur les tantō et les wakizashi.
  • Gunome-midare avec des touches de chōji, sunagashi et kinsuji abondants et nie fort par endroits.
  • Trempe qui se dédouble dans la moitié haute et nioiguchi clair.
  • La veine argentée du ji et les limures inversées.