Un tachi long et fin, sans monture, couché sur fond noir, la pointe à droite.

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Chikatada · Osafune · Nobunaga

Vie et époque

Le premier grand nom de la plus grande école du Japon : un forgeron sans dates sûres, dont descendent Nagamitsu, Kagemitsu et tout l’Osafune médiéval.

Sur cette page
  1. Le fondateur de fait d’Osafune
  2. Trois datations
  3. L’origine de l’école, en débat
  4. Les Mitsutada d’Oda Nobunaga

Le fondateur de fait d’Osafune

Le Musée national de Tokyo dit que Mitsutada vécut à Osafune, dans le Bizen, au milieu de Kamakura, et qu’on le considère comme le fondateur de fait de l’école d’Osafune. Wikipédia en japonais et le dictionnaire 大辞泉 (Daijisen) disent la même chose : Osafune se trouve dans le bassin de la Yoshii, dans l’actuelle Setouchi, et son école donna des forgerons pendant tout le Moyen Âge.

L’encyclopédie Heibonsha explique pourquoi « de fait » : les textes anciens donnent pour fondateur son père, Chikatada, mais aucune œuvre de lui n’est conservée. Après Mitsutada, la lignée continue avec son fils Nagamitsu (長光, Nagamitsu) et avec le fils de celui-ci, Kagemitsu (景光, Kagemitsu) ; l’école d’Osafune fut la plus grande du Japon jusqu’à la fin de Muromachi.

Le NBTHK Sword Journal n° 717 mentionne en outre un autre de ses fils, Sanenaga, dont l’œuvre est de style Ko-Bizen.

Trois datations

  • Le Kokon meizukushi : des ères Hōji à Kenchō (1247–1256), celle que reprend Wikipédia en japonais.
  • Le 日本国語大辞典 (Nihon Kokugo Daijiten) : des ères Hōji à Kenji (1247–1278).
  • Markus Sesko : des environs de l’ère Ryakunin (1238–1239) au début de l’ère Bun’ei (1264–1275).

Mitsutada n’a aucune lame datée ; son fils Nagamitsu en a une de 1274, qui sert à situer son activité.

L’origine de l’école, en débat

Dans le NBTHK Sword Journal n° 717 (octobre 2016), Ishii Akira résume la conclusion de Tanobe dans le Meitō Kanshō n° 528 (2001) : l’école d’Osafune exista avant le Ko-Bizen ou en même temps, car le Honchō kaji-kō dit que l’école de Ko-Bizen Masatsune resta dans la région d’Osafune et que l’un de ses descendants est Mitsutada. C’est la thèse de Tanobe, non un consensus, et elle ne dit pas que Mitsutada descendait de Masatsune.

Les Mitsutada d’Oda Nobunaga

Oda Nobunaga réunit plus de vingt lames de Mitsutada. Celle qu’il estimait le plus, la Jikkyū Mitsutada (実休光忠, Jikkyū Mitsutada), qui avait appartenu à Miyoshi Jikkyū, mort au combat, fut perdue dans l’incendie du Honnō-ji (本能寺, Honnō-ji) en 1582. Dans une anecdote que rapporte Sesko, Toyotomi Hideyoshi parle des vingt-cinq Mitsutada des Uesugi ; c’est une anecdote, non un inventaire.