Ō-kissaki et nie du Nanbokuchō

Œuvre et style

Tout ce que l’on sait de son style vient de deux katana très raccourcis et non signés, décrits par l’Agence pour les affaires culturelles et par la NBTHK.

Sur cette page
  1. Sugata
  2. Jihada
  3. Hamon
  4. Bōshi
  5. Nakago et mei
  6. Le jugement de la NBTHK

Sugata

Sesko résume la forme de l’école Sa au milieu du Nanbokuchō : peu de rétrécissement vers la pointe, peu de niku, kasane fin, shinogi-ji étroit, toriizori peu profond et ō-kissaki avec peu de fukura. Le katana de Tsuchiura est shinogi-zukuri, à mitsu-mune, large et avec peu de différence entre la base et la pointe, à courbure assez profonde et ō-kissaki. Celui de la 62e session Jūyō est shinogi-zukuri, à iori-mune, un peu plus large que la normale, avec peu de différence entre base et pointe, kasane normal, courbure assez profonde et ō-kissaki.

Jihada

Sur celui de Tsuchiura, itame serré avec beaucoup de ji-nie et de chikei. Sur celui de la 62e session, itame avec mokume, çà et là ko-itame et nagare-hada, un peu hadatachi ; ji-nie épais, de bons chikei et un peu de shirake ; l’acier, d’un noir bleuté.

Hamon

Sur celui de Tsuchiura, sur une base de suguha, un notare peu profond avec ko-gunome, beaucoup d’ashi et de yō et un nioiguchi brillant. Sur celui de la 62e session, également sur suguha : notare peu profond avec gunome, gunome carré, ko-notare et togariba ; ashi et yō, nioi profond, ko-nie épais et, par endroits, nie plus rugueux ; uchinoke, yubashiri, et beaucoup de kinsuji et de sunagashi.

Bōshi

Sur celui de Tsuchiura, un ko-midare qui monte avec la pointe aiguë et revient (kaeri). Sur celui de la 62e session, midare-komi un peu pointu avec beaucoup de hakikake sur une face, et un peu de notare-komi avec kaeri en ko-maru sur l’autre. La NBTHK dit que le hamon et le bōshi montrent clairement les traits de l’école Sa.

Nakago et mei

Les deux sont très raccourcis (ō-suriage) et non signés (mumei), avec l’extrémité coupée droit (kiri). Celui de Tsuchiura a des limures kiri, deux trous, un bōhi sur les deux faces et une double épée (双剣, sōken) en relief sur le nakago. Celui de la 62e session a des limures illisibles et trois trous, dont deux bouchés ; il porte un bōhi sur une face et deux gorges (二筋樋, futasuji-hi) sur l’autre.

Le jugement de la NBTHK

Bien que très raccourcie et non signée, la NBTHK a vu dans la lame de la 62e session le corps robuste, à ō-kissaki et large, propre au Nanbokuchō, et a conclu que c’est celle qui ressemble le plus à Hiroyuki et que l’attribution traditionnelle est correcte. Son sayagaki est de Tanobe Michihiro (田野辺道宏, Tanobe Michihiro) : 筑前國左弘行 (Chikuzen no kuni Sa Hiroyuki), très raccourcie et non signée, des ères Enbun et Jōji (延文・貞治, Enbun–Jōji, 1356–1368).