Sugata
La NBTHK décrit un katana de lui de 1689 (Genroku 2) à la forme du shintō des ères Jōkyō et Genroku, et dans un autre kantei elle signale que, par rapport à la forme de l’ère Kanbun, le sori de Sukenao est souvent un peu plus grand. Le wakizashi du Musée d’art Fuji de Tokyo est large et charnu : 43,2 cm de lame et 1,0 cm de sori.
Jihada
Un ko-itame très serré, avec un ji-nie épais sur toute la lame, sur le wakizashi du Musée Fuji ; un ko-itame serré avec un ji-nie fin et du chikei, sur le katana de 1689 que commente la NBTHK.
Hamon
Selon le Musée Fuji, il suit le tōran-ba (濤瀾刃) que créa son maître, mais plus ordonné et d’aspect plus net, et un pas en retrait en énergie ; il trempe aussi des gunome-midare, des notare et des suguha, toujours avec un ko-nie abondant et un nioiguchi brillant. Le Musée national de Tokyo parle d’une œuvre au hamon net qui suit le tōran-ba de Sukehiro. Sur le katana de 1689, la NBTHK voit un yakidashi droit à la base et, au-dessus, un o-gunome avec notare qui commence à former le tōran-ba, avec ashi, nioiguchi dense, nie, kinsuji et sunagashi. Ses traits, selon la NBTHK : dans le midare, les sommets et les creux se différencient peu et les creux sont larges ; dans le suguha, la trempe est plus large que celle de Sukehiro. Dans un autre kantei, la NBTHK le résume en un o-gunome de type tōran au sunagashi marqué.
Bōshi
Sur le katana de 1689, droit et avec le retour arrondi et petit (小丸, komaru), selon la NBTHK. Les sources consultées ne donnent pas de règle générale du bōshi de Sukenao.
Nakago et mei
Selon le Musée Fuji, l’usage est 近江国住助直 (Ōmi no kuni jū Sukenao) ou 近江守高木住助直 (Ōmi no Kami Takagi jū Sukenao) ; dans les premières œuvres, il signe parfois 近江大掾藤原助直 (Ōmi Daijō Fujiwara Sukenao), et à partir de l’ère Tenna (1681-1684), 津田近江守助直 (Tsuda Ōmi no Kami Sukenao). Le katana de 1678 du Musée national de Tokyo porte 近江守高木住助直 (Ōmi no Kami Takagi jū Sukenao) sur une face de la soie et, sur l’autre, la date 延宝六歳九月吉日 (Enpō rokusai kugatsu kichijitsu), un jour faste du neuvième mois de 1678.
Avec qui on le confond
Avec Sukehiro : selon la NBTHK, il y a deux manières de tōran-ba. Celle de Sukehiro, qui le créa, suit la forme de la crête de la vague ; l’autre, un o-gunome qui forme le tōran-ba, est celle que l’on associe à Sukenao. Avec Suishinshi Masahide, qui fit lui aussi du tōran-ba : la NBTHK signale que, sur une lame de Sukenao, il y aurait un yakidashi d’Osaka et les creux du midare seraient larges.
Détails
La signature 近江守高木住助直 (Ōmi no Kami Takagi jū Sukenao) du katana de 1678. Musée national de Tokyo, via ColBase · Conditions d’utilisation de ColBase · provenance
La date du katana de 1678, sur l’autre face de la soie. Musée national de Tokyo, via ColBase · Conditions d’utilisation de ColBase · provenance
La pointe et la trempe en vagues du katana de 1678. Musée national de Tokyo, via ColBase · Conditions d’utilisation de ColBase · provenance
Les deux faces de la soie d’un autre katana signé 近江守助直 (Ōmi no Kami Sukenao). Photo : commerce au Japon