Un homme âgé, avec des lunettes rondes et un samue clair, assis près d’un foyer de forge d’où jaillissent des étincelles.

Forgeron de Tokyo · mukansa de la NBTHK

Yoshihara Yoshindo (吉原義人)

Un forgeron de Tokyo, premier lauréat du Takamatsu-no-miya-shō et mukansa depuis 1982 : sa vie, son œuvre, ses prix et ses vidéos

Yoshihara Yoshindo (吉原義人), qui signe 小鍛冶義人 (Kokaji Yoshindo), est né en 1943 dans une famille de forgerons de Tokyo. En 1973, il a été le premier à remporter le Takamatsu-no-miya-shō (高松宮賞) du concours de la NBTHK ; il est mukansa depuis 1982 et, passé quatre-vingts ans, il expose encore au Musée du sabre japonais. Cette courte monographie raconte ce que l’on peut vérifier à son sujet, avec le niveau de preuve de chaque donnée.

Image extraite de la vidéo, © Al Jazeera English

1943
Naît à Setagaya (Tokyo)
1965
Licence de forgeron
1973
Premier Takamatsu-no-miya-shō (高松宮賞) de l’histoire
1982
Mukansa de la NBTHK
Sur cette page
  1. Fiche rapide
  2. En résumé

Fiche rapide

Nom
Yoshihara Yoshindo HD
Kanji et lecture
吉原義人 (Yoshihara Yoshindo) ; signe 小鍛冶義人 (Kokaji Yoshindo) HD
Naissance
21 février 1943, à Setagaya (Tokyo) AT
Où il forge
Takasago, à Katsushika (Tokyo) AT
Maîtres
Son grand-père, le premier Yoshihara Kuniie, et son père, le deuxième AT
École ou tradition
Celle de la famille Yoshihara ; Sōshū-den jusqu’en 1970 et Bizen-den depuis les années soixante-dix AT
Licence
1965, en même temps que son frère AT
Rang
Mukansa de la NBTHK depuis 1982 ; expose en tant que mukansa au 現代刀職展 (Gendai Tōshokuten) de 2021, 2022, 2024 et 2026 HD

En résumé

Ce que nous savons. Petit-fils et fils de forgerons, il a obtenu sa licence en 1965, a remporté le prix spécial du concours d’œuvres nouvelles de la NBTHK en 1972 et, l’année suivante, a été le premier à recevoir le Takamatsu-no-miya-shō, qu’il a gagné trois fois selon la Wikipédia en anglais. En 1982, la NBTHK l’a nommé mukansa, en même temps que son frère. Ses œuvres de 2021, 2022, 2024 et 2026 figurent dans les catalogues de la NBTHK parmi celles des mukansa, signées 小鍛冶義人 (Kokaji Yoshindo).

Pourquoi c’est important. On le compte parmi ceux qui ont mis le Bizen-den à la mode chez les forgerons actuels, avec un chōji ample que l’on appelle « chōji de Yoshihara », et parmi ceux qui ont fait connaître le sabre japonais hors du Japon, avec des livres en anglais et des forges de démonstration aux États-Unis. Parmi ses disciples figure Kubo Yoshihiro, aujourd’hui mukansa lui aussi.

Ce que nous ne savons pas. Les années de ses deux autres Takamatsu-no-miya-shō, la liste complète de ses prix et l’année où Tokyo l’a reconnu comme détenteur d’un bien culturel immatériel.

Sections

  1. Trois générations de forgerons Vie et forge De la forge familiale de Setagaya à celle de Katsushika, son passage aux États-Unis, le sanctuaire d’Ise et ses disciples.
  2. Bizen-den · chōji Œuvre et style Du Sōshū-den au Bizen-den, le « chōji de Yoshihara », ses gravures et les œuvres qu’a exposées la NBTHK.
  3. Du Takamatsu-no-miya au mukansa Prix Les prix du concours de la NBTHK, le rang de mukansa et ce qui reste à dater.
  4. Reportages et documentaires Vidéos Cinq vidéos de presse et documentaires qui le montrent à la forge.
  5. Bibliographie et crédits Sources Les sources consultées et les crédits de toutes les images.