Une famille de forgerons
Il a appris enfant auprès de son grand-père et de son père, en aidant à la forge de Setagaya. Son frère cadet, Shōji (1945–2023), a été le troisième Yoshihara Kuniie (吉原國家) ; tous deux ont reçu la licence en 1965 et ont été nommés mukansa en 1982. Son fils Yoshikazu (1967–2018), qu’il a lui-même formé, a été le plus jeune mukansa de l’histoire et est mort à 51 ans.
Le sanctuaire d’Ise
Il a été choisi trois fois pour forger le tachi sacré (御神宝太刀, goshinpō tachi) que le sanctuaire d’Ise renouvelle tous les vingt ans.
Hors du Japon
Depuis les années soixante-dix, il a enseigné la forge hors du Japon : forges de démonstration à Dallas, San Francisco et Seattle, et sabres que le Metropolitan Museum of Art de New York et le Museum of Fine Arts de Boston lui ont proposé d’acheter. Avec Leon et Hiroko Kapp, il a signé quatre livres en anglais : The Craft of the Japanese Sword (1987), Modern Japanese Swords and Swordsmiths (2002), The Art of the Japanese Sword (2012) et, avec le polisseur Takaiwa Setsuo, The Art of Japanese Sword Polishing (2013).
Disciples
La Wikipédia en anglais lui compte neuf apprentis, dont son fils. Parmi eux figure Ōno Yoshimitsu, auprès de lui et de Kuniie depuis 1969 et titulaire de la licence en 1975. Kubo Yoshihiro raconte dans la revue de la NBTHK que Yoshindo a été le premier forgeron qu’il a rencontré et qu’il est entré dans sa forge en 1989 ; il se souvient que le maître n’imposait rien et répétait : « si tu veux progresser, donne le meilleur de toi-même ; sinon, peu importe que tu paresses ».
À la télévision
Outre le documentaire de 1987, il est apparu dans 「情熱大陸」 (Jōnetsu Tairiku, MBS, 2017), 「美の壺」 (Bi no Tsubo, NHK, 2020) et 「プロフェッショナル 仕事の流儀」 (Purofesshonaru: Shigoto no Ryūgi, NHK, 2021), entre autres émissions.