Un homme en chemise blanche, assis devant le foyer de forge, tire le levier du soufflet ; des étincelles jaillissent.

Image extraite de la vidéo, © The Japan Times · © The Japan Times

Trois générations de forgerons

Vie et forge

De la forge familiale de Setagaya à la sienne à Katsushika, avec un long passage aux États-Unis, trois sabres pour le sanctuaire d’Ise et une liste de disciples qui compte deux mukansa.

Sur cette page
  1. Une famille de forgerons
  2. Le sanctuaire d’Ise
  3. Hors du Japon
  4. Disciples
  5. À la télévision

Le sabre

Histoire

  1. Histoire

    Son grand-père, « yokozuna de l’Est » AT

    Dans le classement des forgerons de 1941 (現代刀匠人気大番附, Gendai tōshō ninki ōbanzuke), son grand-père, le premier Yoshihara Kuniie (1893–1970), figure comme « yokozuna de l’Est ».

  2. Le sabre

    Naît à Setagaya AT

    Fils aîné de Yoshihara Masahiro, le deuxième Kuniie. Enfant, il aide déjà à la forge familiale de Setagaya (Tokyo).

  3. Le sabre

    Licence de forgeron AT

    Il reçoit la licence de forgeron de l’Agence pour les affaires culturelles en même temps que son frère Shōji, le futur troisième Kuniie. L’année suivante, le prix d’effort de son frère au concours l’encourage à se consacrer sérieusement à la forge.

  4. Le sabre

    Du Sōshū-den au Bizen-den AT

    Jusqu’en 1970, il forge surtout dans la tradition Sōshū (celle de Masamune) ; dans les années soixante-dix, il passe au Bizen-den.

  5. Le sabre

    Premier Takamatsu-no-miya-shō AT

    Il est le premier à recevoir le Takamatsu-no-miya-shō (高松宮賞), tout juste créé. L’année précédente, il avait remporté le prix spécial et celui du commissaire aux affaires culturelles.

  6. Le sabre

    Une forge à Dallas AT

    Après avoir assisté en 1975 à une réunion d’amateurs aux États-Unis, il installe en 1980 une forge de démonstration à Dallas, puis d’autres à San Francisco et à Seattle.

  7. Le sabre

    Mukansa AT

    La NBTHK le nomme mukansa à 39 ans, en même temps que son frère.

  8. Histoire

    Le casque fendu AT

    La TBS diffuse le documentaire « Chikyū Rōman », dans lequel un de ses sabres fend un casque (兜割り, kabuto-wari).

  9. Histoire

    Un wakizashi à Florence AT

    Un de ses wakizashi est donné au Musée national du Bargello, à Florence.

  10. Le sabre

    Plus de cinq cents sabres AT

    Il fait alors cinq ou six sabres par an et en compte plus de cinq cents.

  11. Le sabre

    Il expose toujours HD

    Il expose un wakizashi de 40,3 cm parmi les mukansa du 現代刀職展 (Gendai Tōshokuten).

Une famille de forgerons

Il a appris enfant auprès de son grand-père et de son père, en aidant à la forge de Setagaya. Son frère cadet, Shōji (1945–2023), a été le troisième Yoshihara Kuniie (吉原國家) ; tous deux ont reçu la licence en 1965 et ont été nommés mukansa en 1982. Son fils Yoshikazu (1967–2018), qu’il a lui-même formé, a été le plus jeune mukansa de l’histoire et est mort à 51 ans.

Le sanctuaire d’Ise

Il a été choisi trois fois pour forger le tachi sacré (御神宝太刀, goshinpō tachi) que le sanctuaire d’Ise renouvelle tous les vingt ans.

Hors du Japon

Depuis les années soixante-dix, il a enseigné la forge hors du Japon : forges de démonstration à Dallas, San Francisco et Seattle, et sabres que le Metropolitan Museum of Art de New York et le Museum of Fine Arts de Boston lui ont proposé d’acheter. Avec Leon et Hiroko Kapp, il a signé quatre livres en anglais : The Craft of the Japanese Sword (1987), Modern Japanese Swords and Swordsmiths (2002), The Art of the Japanese Sword (2012) et, avec le polisseur Takaiwa Setsuo, The Art of Japanese Sword Polishing (2013).

Disciples

La Wikipédia en anglais lui compte neuf apprentis, dont son fils. Parmi eux figure Ōno Yoshimitsu, auprès de lui et de Kuniie depuis 1969 et titulaire de la licence en 1975. Kubo Yoshihiro raconte dans la revue de la NBTHK que Yoshindo a été le premier forgeron qu’il a rencontré et qu’il est entré dans sa forge en 1989 ; il se souvient que le maître n’imposait rien et répétait : « si tu veux progresser, donne le meilleur de toi-même ; sinon, peu importe que tu paresses ».

À la télévision

Outre le documentaire de 1987, il est apparu dans 「情熱大陸」 (Jōnetsu Tairiku, MBS, 2017), 「美の壺」 (Bi no Tsubo, NHK, 2020) et 「プロフェッショナル 仕事の流儀」 (Purofesshonaru: Shigoto no Ryūgi, NHK, 2021), entre autres émissions.