Sugata
Hinohara Dai, dans le Sword Journal de la NBTHK (n° 726, 2017), donne la forme typique de Hizen : peu de différence de largeur entre la base et la pointe, et un sori profond. Le katana du Musée national de Kyūshū est shinogi-zukuri, avec iori-mune et chū-kissaki, large, robuste et au sori profond ; sa fiche note, en revanche, qu’il se rétrécit de la base à la pointe.
Jihada
Pour la NBTHK, un ko-itame serré avec un ji-nie dense et un chikei fin : le konuka-hada (小糠肌, konuka-hada) de Hizen, un grain si fin qu’il rappelle le son de riz. La fiche du katana de Kyūshū parle d’un ko-itame très serré avec un ko-nie épais qui lui donne cet aspect, et celle du Musée national de Tokyo, d’un ko-itame travaillé avec soin. Dans un tantō qui copie Rai Kunimitsu, le Sword Journal (n° 755, 2019) voit son acier un peu plus sec que celui de l’original.
Hamon
Son registre le plus caractéristique est le suguha au nioiguchi large et uniforme, « en ruban », qui porte souvent des kuichigai-ba et des nijūba (Sword Journal, n° 726 et 745). Il trempa aussi du gunome-midare, la manière de Shizu, du hitatsura et le chōji de Hizen aux ashi longs, parfois avec une trempe différente sur chaque face (n° 751).
Le katana de Kyūshū porte un chū-suguha avec quelques ko-gunome et le nioiguchi clair ; celui du Musée national de Tokyo, œuvre de maturité, un ko-chōji aux ashi longs. Le Musée national de Tokyo résume son style comme varié, du suguha au chōji.
Bōshi
Le bōshi court parallèlement à la fukura et finit en ko-maru avec retour (n° 726) ; dans les tantō, ko-maru avec hakikake (n° 755). Sur le katana de Kyūshū, ko-maru qui entre assez profondément.
Nakago et mei
La NBTHK donne l’extrémité de la soie en iriyama-gata et des limures droites, kiri, parfois katte-sagari (n° 726). Le katana de Kyūshū a la soie non raccourcie, l’extrémité en sakiiri-yamagata, des limures katte-agari très douces, un seul trou et la signature sur la face sashi-ura.
Sur les tantō en hira-zukuri, très rares dans son œuvre, il signe sur la face omote, près du mune, d’une signature longue (n° 745).
Horimono
Le katana du Musée national de Tokyo porte des gravures à la base de la lame : sur une face, un bonji et deux gorges parallèles ; sur l’autre, un dragon enroulé autour d’un sabre. Le wakizashi de Kyūshū porte aussi un dragon gravé dans un panneau en creux.
Avec qui on le confond
Avec son fils, Mutsu no Kami Tadayoshi : le midare en chōji était la spécialité du troisième, et le Sword Journal (n° 751) avertit qu’un katana signé par le deuxième avec cette trempe a pu être fait par le troisième en son nom. Avec le premier Tadayoshi, pour les tantō : quand il signait Tadayoshi, il terminait la soie en kurijiri, avec des limures katte-sagari (n° 745).
Détails
La soie du katana du Musée national de Kyūshū, avec la signature 肥前国住近江大掾藤原忠広 (Hizen no kuni jū Ōmi Daijō Fujiwara Tadahiro). Musée national de Kyūshū, via ColBase · Conditions d’utilisation de ColBase · provenance
La pointe du katana du Musée national de Tokyo, avec son ko-chōji. Musée national de Tokyo, via ColBase · Conditions d’utilisation de ColBase · provenance
La même pointe, sur l’autre face. Musée national de Tokyo, via ColBase · Conditions d’utilisation de ColBase · provenance
Bonji et deux gorges à la base du katana du Musée national de Tokyo. Musée national de Tokyo, via ColBase · Conditions d’utilisation de ColBase · provenance
L’autre face : un dragon enroulé autour d’un sabre, et la signature sur la soie. Musée national de Tokyo, via ColBase · Conditions d’utilisation de ColBase · provenance