Le « chōji d’Ōno »
Sa spécialité est le hamon de 重花丁子 (jūka-chōji), que l’on a appelé 大野丁子 (Ōno-chōji). Il résume lui-même son ambition : recréer les tachi Ichimonji du milieu de Kamakura, au mihaba large et à la forme puissante, avec un jūka-chōji midare à base de nioi et un utsuri.
Selon lui, ses lames ont un jigane de ko-itame très serré, avec un peu de mokume et un utsuri net ; un hamon de nioi profond et doux, aux ashi et yō abondants, parfois avec kinsuji et sunagashi ; et un bōshi (帽子) dans lequel entre le chōji.
Les œuvres qu’il signe 精鍛作 (seitan saku) sont faites, selon lui, avec une méthode de forge plus risquée que l’habituelle, avec plus d’échecs et moins de rendement. Si une lame ne sort pas bien du yaki-ire (焼き入れ), il la détruit et recommence.
Les copies
Son œuvre la plus citée est la copie du 山鳥毛 (Sanchōmō, aussi lu Yamatorige), le tachi Fukuoka Ichimonji des Uesugi, trésor national, dont la trempe était réputée impossible à reproduire. Il l’a achevée vers 1984 et l’a copié de nouveau en 1986 et en 2004. On lui attribue d’avoir été le premier à réussir le nioiguchi (匂口) en demi-île que l’original présente sur la face omote, près du habaki.
Il a aussi copié le tantō 桑山保昌 (Kuwayama Hōshō), en masame dans le style de Yamato (il n’en a fait que trois de ce type), et la lance 蜻蛉切 (Tonbokiri) de Honda Tadakatsu.
Ses œuvres sont des sabres d’art : on les voit au 現代刀職展 (Gendai Tōshokuten) de la NBTHK, où il expose sans examen, et dans le catalogue de 2019 de l’exposition Heisei no Meitō Meikōten.
Galerie d’œuvres
Tachi de 2004, copie du Sanchōmō (山鳥毛, Sanchōmō). Photo : le forgeron lui-même
Tachi de 1991, en suguha fin. Photo : le forgeron lui-même
Tantō de 2004 en masame, copie du Kuwayama Hōshō (桑山保昌, Kuwayama Hōshō). Photo : le forgeron lui-même
Wakizashi de 1991, avec horimono. Photo : le forgeron lui-même
Tantō de 1986, avec gunome et saka-chōji. Photo : le forgeron lui-même
Tachi de 1986 portant l’inscription « 中之口川辺 » (Nakanokuchi-gawabe), la rivière de son enfance. Photo : le forgeron lui-même
Lance de 2011, copie du Tonbokiri (蜻蛉切, Tonbokiri), avec horimono. Photo : le forgeron lui-même
Œuvres avec fiche
- Tachi signé 於越後國義光作之 (oite Echigo no kuni Yoshimitsu kore o tsukuru), automne 1991 : 79,3 cm, sori 3,4 cm, poli par 藤代興里 (Fujishiro Okisato). C’est le nº 26 du catalogue Heisei no Meitō Meikōten (2019).
- Tachi du printemps 2004, copie du Sanchōmō, 79,5 cm, signé 於備前國大野義光作之 (oite Bizen no kuni Ōno Yoshimitsu kore o tsukuru).
- Tantō de l’été 2004, copie du Kuwayama Hōshō, 26,0 cm, en masame.
- Tachi en suguha fin de l’automne 1991, 76,2 cm, et wakizashi avec horimono du printemps 1991, 47,3 cm : les nº 1 et 10 du catalogue du musée Hayashibara.
- Tantō d’août 1986, 28,6 cm, en gunome et saka-chōji ; tachi de février 1986, 81,0 cm, au grand chōji, portant l’inscription « 中之口川辺 » (Nakanokuchi-gawabe).
- Lance d’août 2011, copie du Tonbokiri, 40,8 cm, avec horimono.