Clés du kantei

Œuvre et style

Deux manières, celle en deux caractères et celle en trois : ce que le kantei observe dans chacune.

Sur cette page
  1. Deux manières
  2. Sugata
  3. Jihada
  4. Hamon
  5. Bōshi
  6. Nakago et mei
  7. Détails

Deux manières

Sesko parle de deux phases qui se chevauchent : celle de Niji Kunitoshi, jusque vers 1290, à sugata large, pointe en cou de sanglier (猪首切先, ikubi-kissaki) et chōji spectaculaire, et celle de Rai Kunitoshi, à lame élancée et suguha. Le changement suit la mode de l’époque. Pour le Musée national de Tokyo, son tachi de 1278 est une pièce typique de Niji Kunitoshi, robuste et à chōji spectaculaire, et celui de 1321, un exemple typique de la manière en trois caractères, avec ko-itame et suguha. Dans une autre notice, il rappelle que certains les tiennent pour la même personne et d’autres pour deux.

Sugata

Les tachi ont un toriizori, avec la courbure au centre, du funbari et une chū-kissaki. Les tantō mesurent entre 18 et 30 cm, la plupart de 21 à 24, et il y en a aussi en shōbu-zukuri et en kanmuri-otoshi-zukuri. À partir de Kunitoshi, les tantō abondent. Sur les tantō, les gorges vont un peu plus loin du mune que chez Awataguchi : c’est l’un des traits qui distinguent Rai d’Awataguchi.

Jihada

Dans la phase Niji, ko-itame avec ji-nie et un nie-utsuri ténu. Dans la phase Rai, ko-itame dense avec ji-nie, nie-utsuri et un peu de Rai-hada (来肌, Rai-hada), des zones de forge plus faible sur une face ou sur les deux, trait de kantei de l’école.

Hamon

Dans la phase Niji, ō-chōji ou chōji-gunome de ko-nie, avec de nombreux ashi et yō, parfois avec des tobiyaki qui forment presque un nijūba. Dans la phase Rai, un suguha de ko-nie avec ko-chōji, ko-gunome, sunagashi, muneyaki et des ashi qui s’inclinent vers la soie ; le nioiguchi, serré et brillant.

Bōshi

Dans la phase Niji, midare-komi avec ko-maru-kaeri ou yakizume. Dans la phase Rai, droit avec un long ko-maru-kaeri, la forme « Fuji » de Tanobe : le retour est plus long sur la face omote que sur la face ura, comme la silhouette du mont Fuji.

Nakago et mei

Dans la phase Niji, les trois traits courts de l’intérieur de 国 (kuni) se collent à l’angle supérieur gauche ; avec la signature « Rai », il les allonge peu à peu. 来 (Rai) porte en haut trois traits horizontaux parallèles qui, à l’ère Shōwa (1312-1317), s’inclinent du haut à droite vers le bas à gauche, et qui reviennent à l’inclinaison antérieure en Bunpō, Gen'ō et Genkō. Le tachi de 1278 porte la signature sur la face omote et la date sur la face ura. Les tantō ont la soie ubu, en forme de furisode (振袖形, furisode-gata). Celui de l’Institut Kurokawa, de 24,5 cm, se termine par une coupe droite, porte des limures katte-sagari peu marquées, deux trous de mekugi et la signature en trois caractères sur l’omote, avec des gravures goma-bashi (護摩箸, goma-bashi) sur l’omote et koshi-hi (腰樋, koshi-hi) sur l’ura.