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Kamakura, à la fin du XIIIe siècle
- Forgeron de Sagami de la seconde moitié de l’époque Kamakura, aux lames datées de 永仁 (Einin) 1, 1293, à 元亨 (Genkō) 4, 1324, selon Wikipédia en japonais, ou à 元亨 (Genkō) 2, 1322, selon la NBTHK. On ne connaît ni l’année de sa naissance ni celle de sa mort.
- Les dictionnaires lui donnent le nom usuel de Shintōgo, le nom de religion 光心 (Kōshin) et la résidence à Kamakura.
- Selon la tradition, il vécut à Numahama, dans le district de Yamanouchi à Kamakura (aujourd’hui Numa, à Zushi), et se forma parmi les forgerons du Yamashiro et de Bizen qui y travaillaient : ceux d’Awataguchi et ceux de Fukuoka Ichimonji.
- Markus Sesko le range, avec ceux d’Awataguchi, Rai, Fukuoka Ichimonji et Osafune, parmi les forgerons de la forme « magnifique » (豪壮, gōsō) du milieu de Kamakura.
Son père et son maître, selon la tradition
La version la plus répandue, qui remonte à l’époque Muromachi selon Wikipédia en japonais, en fait le fils d’Awataguchi Kunitsuna, le cadet des six frères d’Awataguchi, né alors que son père avait déjà été appelé à Kamakura, et l’élève de Bizen Saburō Kunimune.
Les traités anciens donnent trois maîtres possibles : Kunimune, Ichimonji Sukezane et Kunitsuna. Comme Kunitsuna est documenté jusque vers 建長 (Kenchō) 7, 1255, on a proposé que Kunimitsu soit le fils de sa vieillesse, ou qu’il y ait eu deux Kunimitsu, un premier et un second qui signa Shintōgo. Ce sont des hypothèses.
Deux généalogies dans un même livre
Le traité le plus ancien, le Kanchi-in-bon Meizukushi (une copie de 1423, dont le texte va jusqu’en 1316), contient deux généalogies qui ne concordent pas :
- celle des forgerons de Sagami : Sadakuni, Kunihiro, Sukezane, Kunimitsu et, après lui, Kunishige, Kunihiro, Yukimitsu et Masamune ;
- celle des forgerons de Kamakura : Kunimune et Kunimitsu, et après eux Shintō Tarō, Shintō Bunshirō, Daishinbō Yūkei, Tōsaburō Yukimitsu et un autre disciple.
Autrement dit : la source la plus ancienne se contredit sur l’identité de son maître.
Ses élèves
Wikipédia en japonais dit seulement que les généalogies anciennes placent après lui Yukimitsu et Masamune. Wikipédia en anglais va plus loin : en raison de la ressemblance de style, on le tient en général pour le maître de Masamune, Yukimitsu et Norishige, et il eut plusieurs fils qui forgèrent probablement sous son nom.
Taima, Hasebe et un forgeron moine
- Le même Meizukushi raconte que le grand-père de Shintōgo offrit un sabre à l’empereur retiré Kameyama lorsqu’il visita Taima, dans le Yamato ; d’où l’hypothèse d’un lien avec les forgerons de Taima.
- La signature 新藤五長谷部國光 (Shintōgo Hasebe Kunimitsu) a été lue comme indiquant que la famille était Shintō-Hasebe ou qu’elle vivait à Hasebe.
- En raison de cette signature et des lettres sanskrites (梵字, bonji) qu’il grave sur ses lames, on le considère comme un forgeron moine (法師鍛冶, hōshi kaji) du bouddhisme Shingon.