Un forgeron avec des lunettes et un foulard bleu, accroupi, tient une barre chauffée au rouge sur l’enclume ; à côté, son nom en japonais.

Image extraite de la vidéo, © 瀬戸内市 (Setouchi-shi) · © 瀬戸内市 (Setouchi-shi)

D’Amami à Shōbara

Vie et forge

Un étudiant de troisième cycle qui voulait « reproduire de ses propres mains les sabres anciens », un polisseur qui lui a présenté son maître, un voyage en auto-stop jusqu’au bas fourneau de Shimane et une forge à lui à Shōbara.

Sur cette page
  1. La forge et le laboratoire
  2. Fonctions et apprentis
  3. Dans la forge de Shōbara

Le sabre

Histoire

  1. Le sabre

    Naît à Amami-Ōshima HD

    Il naît sur l’île d’Amami-Ōshima (奄美大島), à Kagoshima.

  2. Le sabre

    Auprès de Yoshihara Yoshindo HD

    En première année de troisième cycle, une émission de télévision le décide à devenir forgeron. Au musée Nezu (根津美術館, Nezu Bijutsukan), il rencontre le polisseur Fujishiro Okisato (藤代興里), qui le présente à Yoshihara Yoshindo. À la fin de son troisième cycle à l’université de Chiba, en 1989, il entre dans sa forge contre l’avis de ses parents.

  3. Le sabre

    Licence et Shimane HD

    Il s’installe à Yokota (aujourd’hui Okuizumo), à Shimane, et commence à forger ; la licence date de cette année-là. Après plus de quatre ans d’apprentissage, il était allé en auto-stop au bas fourneau de la NBTHK à Shimane, et le murage (村下, maître du fourneau) Kihara Akira (木原明) lui avait dit : « si tu veux apprendre le fourneau, viens à Yokota ».

  4. Le sabre

    Sa forge à Shōbara HD

    Il ouvre sa forge à Saijō, à Shōbara (Hiroshima), et commence pour de bon à étudier le fer de bas fourneau et l’utsuri.

  5. Le sabre

    L’utsuri HD

    Il parvient à obtenir l’utsuri, avec l’aide de Fujishiro Okisato pour l’étude de l’utsuri des sabres anciens.

  6. Le sabre

    Bien culturel de Shōbara HD

    Shōbara le reconnaît comme détenteur du bien culturel immatériel « technique du sabre japonais » (日本刀製作技術, nihontō seisaku gijutsu) ; en 2011, la ville lui décerne son prix d’honneur citoyen.

  7. Le sabre

    Bien culturel de Hiroshima AT

    La préfecture de Hiroshima le reconnaît comme détenteur du même bien culturel.

  8. Le sabre

    Mukansa HD

    Takamatsu-no-miya Kinenshō et rang de mukansa. Il remercie pour les prix au nom de tous les lauréats.

  9. Le sabre

    Le Daihannya Nagamitsu AT

    Sa copie du 大般若長光 (Daihannya Nagamitsu) est donnée au musée du sabre de Bizen Osafune.

  10. Histoire

    Une exposition à lui HD

    Du 12 juillet au 1er septembre, le 頼山陽史跡資料館 (Rai San'yō Shiseki Shiryōkan) de Hiroshima lui consacre l’exposition 「名刀に挑む!刀匠久保善博の世界」 (Meitō ni idomu! Tōshō Kubo Yoshihiro no sekai), pour ses trente ans de licence.

La forge et le laboratoire

Il raconte avoir appris la métallurgie avec des spécialistes de Hitachi Metals (日立金属, Hitachi Kinzoku), et que ce fut « un grand capital ». En 2000, il a été chercheur invité dans leur laboratoire de métallurgie. Il a publié dans 『鉄と鋼』 (Tetsu to Hagane), en 2005 et en 2023, et dans la revue du groupe d’étude du bas fourneau de l’université de Hiroshima (Tatara Kenkyūkai), en 2010 et en 2017, et il a présenté une communication au congrès BUMA-VIII de Nara, en 2013. À l’exposition de 2024, il a donné une conférence intitulée « 古名刀再現への挑戦 科学する刀鍛冶 » (Komeitō saigen e no chōsen, kagaku suru katanakaji : « Le défi de reproduire les sabres anciens : un forgeron qui fait de la science »).

Fonctions et apprentis

Depuis 2019, il est vice-président de l’association des forgerons, le 全日本刀匠会 (Zen Nihon Tōshōkai), selon l’exposition de 2024 et une autre source ; la Wikipédia en japonais le dit président. Il forme des apprentis étrangers : un reportage de la télévision de Hiroshima de 2024 suit un jeune Suisse qui a décidé de s’installer au Japon pour apprendre auprès de lui.