Kyoto, vers 1290–1309

Vie et époque

De sa vie, il n’existe aucun document : il y a plusieurs versions de son origine, des dates tirées de ses lames et un calcul de Markus Sesko.

Sur cette page
  1. Les versions de son origine
  2. Dates
  3. Sa mort
  4. Dans une liste de 1313
  5. Lignée

Les versions de son origine

La plus répétée : il était fils de Rai Kunitoshi, né quand son père avait dix-sept ans ; il entra en religion à seize ans sous le nom de Ryōkai et revint ensuite à la forge. Certaines versions disent qu’il apprit aussi auprès d’Ayanokōji Sadatoshi. D’autres, que rapporte Sesko : c’était un forgeron de Nara venu à Kyoto étudier auprès de Kunitoshi ; ou il se fit moine déjà âgé ; ou, pour ceux qui distinguent deux Kunitoshi, le Niji Kunitoshi (二字国俊, Niji Kunitoshi) et Rai Kunitoshi, il était fils du premier et frère du second. Le Musée national de Tokyo dit qu’on le tient pour un forgeron de l’école Rai qui résida à Sakamoto, dans le Yamashiro, et pour fils ou élève de Rai Kunitoshi selon une version.

Dates

Sesko calcule : s’il naquit quand Kunitoshi, né en 1240, avait dix-sept ans, il serait de l’ère Kōgen (康元, Kōgen), 1256 ; le 『古刀銘尽大全』 (Kotō Meizukushi Taizen) donne la même année. Sa première lame datée est de l’ère Shōō (正応, Shōō), de 1290, quand il aurait eu 34 ans ; suivent des lames des ères Einin (1293–1299) et Kagen (1303–1306), et la dernière est de l’ère Enkyō (延慶, Enkyō), de 1309.

Sa mort

Le Taizen dit qu’il mourut la quatrième année de l’ère Shōkyō, à 72 ans ; mais l’ère Shōkyō (正慶, Shōkyō) ne dura que deux ans, de 1332 à 1334. S’il mourut à 72 ans, ce serait dans l’ère Karyaku (嘉暦, Karyaku), vers 1328. Sesko pense qu’il mourut avant son père, car ses dates s’arrêtent bien avant celles de Kunitoshi, qui vont jusqu’en 1321.

Dans une liste de 1313

En 1313, le bakufu demanda un rapport sur les sabres tranchants du pays, le 注進物 (Chūshin-mono), avec soixante forgerons. Ryōkai y figure et son père non. Sesko y lit un signe des sabres que l’on tenait pour convenables pour la haute société, non de leur tranchant réel.

Lignée

De la branche Ryōkai sont issus Hisanobu, qui signe comme fils de Ryōkai, et le premier Nobukuni, de Kyoto. L’encyclopédie Heibonsha ajoute que ses descendants passèrent à Tsukushi (筑紫, Tsukushi), à Kyūshū, et y fondèrent des ateliers locaux. Sesko traite la branche Ryōkai et Nobukuni comme une école à part de l’école Rai. La Wikipédia en japonais ne le nomme qu’en passant, parmi les forgerons de l’école Rai.