Un long tachi sur un support blanc dans une vitrine, avec sa fiche à côté.

中村圭佑 (lecture probable : Nakamura Keisuke), 刀箱師 (katana-bakoshi, artisan de boîtes à sabre), sur note · © Nakamura Keisuke

Des interprétations, pas des copies

Ses Sanchōmō (山鳥毛)

Kanemitsu a fait plusieurs interprétations du Sanchōmō, le tachi du Fukuoka Ichimonji que conserve aujourd’hui la ville de Setouchi, et il les a exposées en public. Ce que l’on peut affirmer, année par année, et ce que l’on ne peut pas. L’original, avec ses mesures et son histoire, est raconté dans la monographie de Kawashima : Le Sanchōmō.

Sur cette page
  1. Les preuves publiques
  2. Celui de 2020
  3. Celui de 2021
  4. Les deux d’une boutique
  5. Ceux de la boutique
  6. Face à l’original et face à Kawashima

Les preuves publiques

Il a fait plusieurs interprétations du Sanchōmō et les a exposées en public. Chaque année, avec sa preuve :

  • 2020. Au 現代刀職展 (Gendai Tōshokuten) du Musée du sabre japonais de Tokyo, du 5 septembre au 18 octobre, fut exposé un Sanchōmō signé 肥後國八代住兼光作 / 令和二年初春 (Higo no Kuni Yatsushiro-jū Kanemitsu saku / Reiwa ninen shoshun). 中村圭佑 (lecture probable : Nakamura Keisuke) l’a photographié pour son blog sur note. Le même blog ajoute que « 木村兼光さんは月一で山鳥毛チャレンジをされているそうです » (« on dit que Kimura Kanemitsu fait le défi du Sanchōmō une fois par mois »), et en octobre 2020 il écrit lui-même : « ノルマとして月一、山鳥毛チャレンジをしております » (« je me suis fixé comme tâche un défi du Sanchōmō par mois »).
  • 2021. Au 現代刀職展 (Gendai Tōshokuten) de 2021, ふなっしー (Funasshī), un visiteur très suivi sur X, a publié une vidéo de « 肥後国八代兼光さんの山鳥毛写し » (« l’utsushi du Sanchōmō de Kanemitsu de Yatsushiro, dans le Higo »). Kanemitsu a répondu « わお、嬉しいなぁ » (« waouh, quelle joie ! ») et a épinglé la publication sur son profil : il en assume la description.
  • 2024. Dans la conférence de Sasebo, à la minute 45:49, il présente un de ses sabres : « これはあの私が制作した作品なんですけど… こういう形のあの古い刀が山鳥毛っていう岡山で作られた…日本刀があるんですけど、それを模して制作したやつですね… これは偽物じゃなくて、あの写してるっていうか、習って制作した作品ですね » (« c’est une œuvre que j’ai faite… il existe un sabre ancien de cette forme, fait à Okayama, qui s’appelle Sanchōmō, et je l’ai fait en l’imitant… ce n’est pas un faux : c’est une œuvre qui le copie, ou plutôt, qui est faite à sa manière »). Dans les sous-titres automatiques, le nom apparaît comme « 山丁毛 » (yama-chō-ke).

Les deux d’une boutique

Une boutique a commandé deux Sanchōmō à la famille et les a publiés avec leurs mesures :

  • Celui de 2019, fait à deux, par le père et le fils : « 写 山鳥毛 » (utsushi Sanchōmō) / « 肥後國住赤松太郎兼嗣兼光合作 » (Higo no Kuni-jū Akamatsu Tarō Kanetsugu Kanemitsu gassaku) / « 本三枚鍛 » (honsanmai-gitae) et, au revers, le nom de la boutique / « 以自家製鉄鍛之 » (jika seitetsu o motte kore o kitau) / « 令和元年七月吉日 » (Reiwa gannen shichigatsu kichijitsu). Il mesure 79,6 cm, avec un sori de 3,2 cm et un koshizori haut ; 37,5 mm de large et environ 9,5 mm d’épaisseur à la base, et environ 24 mm de large et 6,4 mm d’épaisseur au yokote ; chū-kissaki ikubi et bōhi jusqu’au bout du nakago. Hamon « 重花丁子 » (jūka-chōji) et « 大丁子乱れ » (ō-chōji midare) sur itame, et un koshirae à la manière des Uesugi.
  • Une variante de la même commande, d’environ 80,5 cm, 37,2 mm de large et 9,5 mm d’épaisseur à la base, avec un nakago d’environ 24 cm : la lame seule pesait 1 219 g au polissage intermédiaire. Largeur à la base et au yokote environ 2 mm de plus que celle de l’original, à la demande du client. La boutique la date de 2022.

Face à l’original et face à Kawashima II

  • Celui de 2019 fait à deux se rapproche de l’original par la longueur et la courbure : 79,6 cm et 3,2 cm de sori, contre les 79,1 cm et 3,3 cm officiels du Sanchōmō (voir Le Sanchōmō). Par la largeur, il s’en écarte : 37,5 mm à la base, contre 35 mm.
  • Kawashima Kazuki a le Sanchōmō pour objectif déclaré depuis 2018 et, en juillet 2026, il dit qu’il n’a pas encore terminé son utsushi. Kanemitsu a exposé des interprétations en 2020 et 2021 et parle de la sienne en 2024. Ce sont deux forgerons de la section générale qui ont le Sanchōmō pour modèle, l’un à Osafune et l’autre à Yatsushiro.
  • Pour un sabre de pratique, ce que montrent ces lames, c’est qu’il travaille avec aisance des lames larges, épaisses et longues, avec un sori haut et un bōhi.