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Ce que l’on sait
- L’inscription
- « 以自家製鉄鍛之 » (jika seitetsu o motte kore o kitau), au revers de lames de la famille de 2008 à 2022 : on la lit sur les photos des boutiques HD
- Ce qu’ils font
- Ils récoltent eux-mêmes le sable ferrugineux et fondent leur acier, au lieu du tamahagane que distribue la NBTHK : « 殆どの刀工が、日刀保から供給される鋼を使用している現代においても、刀匠自らの手で素材(砂鉄)の採取を行い、自家製鉄によって独自の鋼を生成 » (« aujourd’hui, alors que presque tous les forgerons utilisent l’acier que distribue la NBTHK, le forgeron récolte de ses propres mains la matière, le sable ferrugineux, et fait son propre acier »), sur la fiche d’une boutique AT
- D’où vient le sable
- De la rivière Kuma (球磨川, Kumagawa), « l’un des trois rapides du Japon », disent les boutiques ; la famille le répète AT
- Où
- Une boutique mentionne un 自家製鉄場 (jika seitetsujō, lieu de fonte maison) à côté de la forge, de l’espace de polissage et de celui de l’argile AT
- Le fourneau
- On ignore s’il s’agit d’un tatara, d’un petit fourneau ou d’autre chose : aucune source publique ne le décrit PC
- Dans le reportage de la préfecture
- « From choosing special Kumamoto steel, to wrapping it in mud and wheat, to melding the materials together… » (« du choix d’un acier spécial de Kumamoto à son enrobage de boue et de paille, puis à la fusion des matériaux ») ; jusqu’à quinze jours (« up to 15 days ») de travail physique par sabre, et « up to three years » pour l’achever, en dix étapes AT
- La construction
- 本三枚鍛 (honsanmai-gitae : âme, tranchant et dos en trois pièces) sur le Sanchōmō commun de 2019, sur la fiche de la boutique qui l’avait commandé HD
- Ce qu’il dit en public
- Dans la conférence de 2024, il explique le procédé avec du tamahagane, à environ 1 300 ℃, avec plusieurs repliages, le kawagane et le shingane séparément, et il nomme le 甲伏せ (kōbuse) et le 本三枚 (honsanmai). De sa propre fonte, il ne parle pas HD
- Ce que l’on voit sur une lame
- Sur le katana du Takamatsu-no-miya Kinenshō de 2025, un mokume avec des chikei très marqués, « comme sur un sabre en fer météoritique », selon les mots d’un visiteur AT
Ce que l’on peut conclure II
Les preuves ne manquent pas que la famille utilise un acier maison : l’inscription, répétée sur des œuvres de nombreuses années, et le discours uniforme de boutiques sans lien entre elles. Sur le procédé, rien n’est publié : ni le fourneau, ni le rendement, ni s’ils mélangent l’acier maison avec le tamahagane de la NBTHK.
Il n’est pas établi non plus que l’œuvre de concours de Kanemitsu soit faite de cet acier : il n’y signe pas « 以自家製鉄鍛之 » (jika seitetsu o motte kore o kitau). C’est la première question à lui poser si on lui commande une lame.
La rivière Kuma et la mer de Yatsushiro
Le bassin de la rivière Kuma. KKharmony, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · provenance
L’embouchure de la Kuma, à Yatsushiro (Landsat, 2014). USGS Landsat, domaine public, via Wikimedia Commons · Domaine public · provenance
Les barrages de la Kuma et de la Shin-Maekawa. そらみみ (Soramimi), CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · provenance
La mer de Yatsushiro, vue depuis Minamata. 先従隗始 (lecture probable : Senjū Kaishi), CC0 1.0, via Wikimedia Commons · CC0 1.0 · provenance
L’acier à la forge (2014)
Des pièces d’acier empilées sur une barre (2014). 太田光柾 (lecture probable : Ōta Kōsei), du 武士道美術館 (Bushidō Bijutsukan) · © 武士道美術館 (Bushidō Bijutsukan)
Un bloc d’acier dans la main ; qu’il s’agisse d’acier maison est notre interprétation (2014). 太田光柾 (lecture probable : Ōta Kōsei), du 武士道美術館 (Bushidō Bijutsukan) · © 武士道美術館 (Bushidō Bijutsukan)
Une lame sur le sol de la forge (2014). 太田光柾 (lecture probable : Ōta Kōsei), du 武士道美術館 (Bushidō Bijutsukan) · © 武士道美術館 (Bushidō Bijutsukan)
Le hamon d’une lame de la forge (2014). 太田光柾 (lecture probable : Ōta Kōsei), du 武士道美術館 (Bushidō Bijutsukan) · © 武士道美術館 (Bushidō Bijutsukan)
Contexte : du sable à la lame
Deux vidéos d’autres lieux montrent ce que la famille n’a pas filmé : comment on passe du sable ferrugineux à la lame, dans la forge d’un autre forgeron de Kumamoto, Matsunaga Genrokurō (松永源六郎), et un tatara de Shimane. Elles ne viennent pas de la forge Akamatsu Tarō.
Lire : 【日本刀】砂鉄が日本刀に至るまで 刀匠 松永源六郎による日本刀づくり (Nihontō: satetsu ga nihontō ni itaru made, tōshō Matsunaga Genrokurō ni yoru nihontō-zukuri ; Du sable ferrugineux au sabre, avec le forgeron Matsunaga Genrokurō)
【日本刀】砂鉄が日本刀に至るまで 刀匠 松永源六郎による日本刀づくり (Nihontō: satetsu ga nihontō ni itaru made, tōshō Matsunaga Genrokurō ni yoru nihontō-zukuri ; Du sable ferrugineux au sabre, avec le forgeron Matsunaga Genrokurō) · 熊本市くまもと工芸会館 (Kumamoto-shi Kumamoto Kōgei Kaikan)
12:10 · 06/07/2022
Du centre d’artisanat de la ville de Kumamoto : 0:41 la récolte du sable ferrugineux ; 1:56 le tamahesshi ; 2:58 le tsumi-wakashi ; 4:13 le forgeage ; 7:10 le hizukuri ; 8:15 le tsuchioki ; 9:14 la trempe ; 11:05 un essai de coupe. C’est du contexte : ce n’est pas la forge de la famille.
Lire : 美しきにっぽん たたら製鉄 (Utsukushiki Nippon: tatara seitetsu ; Le beau Japon : la fonte au tatara)
美しきにっぽん たたら製鉄 (Utsukushiki Nippon: tatara seitetsu ; Le beau Japon : la fonte au tatara) · 産経ニュース (Sankei Nyūsu)
1:55 · 03/09/2019
Un tatara d’Okuizumo (Shimane) en activité : 0:45 la fonte ; 1:34 on sort le kera. Contexte : rien n’indique que la famille utilise un tatara.