D’Arao à Misa

Vie et forge

Il a commencé le métier vers la cinquantaine et forge avec ses disciples dans le quartier de Misa.

Sur cette page
  1. L’apprentissage
  2. L’atelier de Misa
  3. Le sabre de Bungo

L’apprentissage

Il est originaire de la préfecture d’Ōita et avait 57 ans en décembre 2024, selon un bulletin de quartier qui a visité son atelier. Il a appris auprès du forgeron Matsunaga, du 松永日本刀鍛錬所 (Matsunaga Nihontō Tanrenjo) d’Arao (Fukuoka). Il est entré dans l’atelier en 2017 ; la licence de l’Agence pour les affaires culturelles date de 2019, et son installation à son compte, de 2020.

Un homme aux cheveux blancs, à lunettes et au bouc, vêtu de blanc, à l’entrée d’un atelier.
Taira Kiyoaki à l’entrée de son atelier. Photo : 高田びわのす通信 (Takata biwanosu tsūshin), bulletin de quartier de Takada (Ōita) · © 高田びわのす通信 (Takata biwanosu tsūshin), bulletin de quartier de Takada (Ōita)

L’atelier de Misa

Son atelier, le 清明日本刀鍛錬場 (Seimei Nihontō Tanrenjō), se trouve dans le quartier de Misa, dans la ville d’Ōita. Chaque année, il ouvre la forge avec la cérémonie d’allumage du feu, le 火入れ式 (hiire-shiki) ; lors de celle du 09/01/2023, lui, Kōroki Fusaoki et deux autres forgerons ont replié l’acier en public. En 2024, il avait deux disciples.

Le sabre de Bungo

Il porte le projet de faire renaître le sabre de Bungo (豊後刀, Bungo-tō) avec un acier de tatara fait du sable ferrugineux de la rivière Ōno. Le 04/10/2024, il a rendu visite avec Kōroki Fusaoki au gouverneur d’Ōita pour lui annoncer son prix, avec leurs sabres primés et du tamahagane (玉鋼, tamahagane) fait de ce sable.

Son nom de forgeron, 平 (Taira), vient de 平高田 (Taira-Takada), l’école ancienne de Takada ; il veut réunir des artisans dans le quartier de Takada et recréer l’acier bleu sombre des sabres de Bungo.

Il a exposé des œuvres actuelles à l’exposition 大分の名刀 (Ōita no meitō, « Les sabres célèbres d’Ōita ») du Musée historique de la préfecture d’Ōita, avec un panneau qui demandait ce qu’est le sabre de Bungo, « la question qui l’empêche de dormir ».

Il est devenu forgeron parce qu’il lui serait douloureux que cette culture et cette tradition se perdent ; il veut forger encore dix ou vingt ans et transmettre la technique à d’autres.

Ce qu’il a dit au gouverneur d’Ōita en 2024