Un nom, plusieurs générations

Vie et époque

D’une famille de forgerons du Mino aux Maeda de Kanazawa, et du nom Kanewaka à celui de Takahira.

Sur cette page
  1. Du Mino à Kanazawa
  2. De Kanewaka à Takahira
  3. Les fils et les générations
  4. Les forgerons des Maeda
  5. Images

Du Mino à Kanazawa

La Wikipédia en japonais et Kotobank disent que le premier Kanewaka naquit dans le Mino, qu’il s’appelait de son nom de famille Tsujimura (辻村, Tsujimura) et que vers 1605 (Keichō 10) les Maeda de Kaga le firent venir à Kanazawa. Sa technique venait, selon Kotobank, de Shizu Kaneuji, et la famille se disait descendante de Shizu Saburō Kaneuji.

Le Japanese Sword Index donne la généalogie antérieure : un Shirōemon Kanewaka travaillait dans le Mino depuis 1532, et son petit-fils, Tsujimura Yomonosuke, qui vivait à Inuyama, dans l’Owari, passa au Kaga vers 1604, selon les registres, avec son fils, le premier Kanewaka. Maeda Toshiie avait fait de Kanazawa son siège en 1583 et avait besoin de sabres.

La notice du Musée municipal de Takaoka sur Bunka Isan Online le raconte de la même façon : du Mino à Inuyama, dans l’Owari, et de là à Kanazawa, appelé par les Maeda.

De Kanewaka à Takahira

Le Japanese Sword Index classe ses signatures par dates : les lames datées les plus anciennes, de 1604 (Keichō 9), disent 兼若 (Kanewaka) ou 兼若作 (Kanewaka saku) ; celles de 1607 et 1609, 賀州住兼若作 (Kashū jū Kanewaka saku) ; de 1611 à 1619, 賀州住兼若造 (Kashū jū Kanewaka tsukuru). La dernière sous ce nom est du neuvième mois de 1619 (Genna 5), et la première signée 越中守藤原高平 (Etchū no Kami Fujiwara Takahira), du premier mois de Genna 7, en 1621. Sa dernière œuvre est du deuxième mois de 1628 (Kan'ei 5).

La Wikipédia en japonais et Kotobank placent le titre et le changement de nom en 1619. Un tantō signé 越中大掾藤原高平 (Etchū Daijō Fujiwara Takahira) fait penser au Japanese Sword Index à une brève période avec le titre de daijō. La Wikipédia en japonais donne sa mort en 1628, avec un point d’interrogation.

Les fils et les générations

Le Japanese Sword Index donne au premier quatre fils forgerons.

ForgeronCe qui est attestéDates
Shirōemon Kagehira, l’aînéActif depuis 1620 ; selon le Japanese Sword Index, il put signer comme premier ou deuxième KanewakaLames de 1628 à 1656
Arihira, le deuxièmeEchigo no Kami
Matasuke (又助, Matasuke), le troisièmeLe deuxième Kanewaka1613-1677
Kiyohira, le quatrièmeIl travailla à OdawaraVers 1650-1694
Shirōemon, fils de Matasuke selon la même sourceLe troisième Kanewaka ; il hérita du nom en 1677Mort en 1711

Pour la NBTHK, Matasuke était le troisième fils du premier Kanewaka et le deuxième Kanewaka du shintō. Un katana de 1664 (Kanbun 4) signé « Kashū jū Kanewaka, Tsujimura Matasuke, à 53 ans » montre, selon la NBTHK, qu’à l’ère Kanbun le troisième, Shirōemon, signait déjà pour son père : la signature semble de sa main.

Les sources ne concordent pas sur deux points. Avec 53 ans en 1664, comptés à la japonaise, Matasuke naquit en 1612, et non en 1613. Et le nom Shirōemon est porté par le premier, selon la Wikipédia en japonais et Kotobank, et par son fils aîné et son petit-fils, selon le Japanese Sword Index. Le même index doute que Matasuke, qui avait sept ans quand son père prit le nom de Takahira, ait signé Kanewaka si jeune.

Les forgerons des Maeda

L’encyclopédie Heibonsha, sur Kotobank, donne les Kanewaka en exemple des forgerons qu’un seigneur retenait à son service : les Maeda de Kaga les eurent, et la famille conserva nom et technique jusqu’à la fin de l’époque d’Edo.

Selon la notice du Musée municipal de Takaoka, on appelait le premier Kaga Masamune (加賀正宗, Kaga Masamune), et à Kanazawa on disait qu’à qui possédait un Kanewaka on donnait sa fille en mariage même si sa rente était faible.