Plusieurs lames alignées sur fond sombre et, en dessous, des bambous coupés au sol avec un katana monté.

Photo : un collectionneur

Iaidō, kenjutsu et tameshigiri

Son œuvre d’usage

À l’inverse de Kanemitsu, dont la réputation d’usage vient des boutiques de budō, celle de Kagemasa vient de sa propre pratique et de la façon dont il la raconte. C’est plus cohérent, mais presque tout relève de l’attribution.

Sur cette page
  1. Le forgeron budōka
  2. Coupes de bambou : lui coupe, la lame n’est pas identifiée
  3. Aikidō, kenjutsu et séminaires
  4. Le katana d’usage de 2002
  5. Le katana d’usage de 2002, sur un forum de collectionneurs
  6. Ce que disent les commerces
  7. Le katana de 2013, dans un commerce
  8. Ce qui manque
  9. Notre lecture

Le forgeron budōka

  • Sa pratique. Kendō depuis l’âge de 11 ans, iai, karaté, battōjutsu, kenpō chinois, aikidō avec 砂泊諴秀 (Sunadomari Kanshū) du Manseikan pendant plus de vingt ans, Jikishinkage-ryū avec 秋吉博光 (lecture probable : Akiyoshi Hiromitsu) et Shintaidō. Il donne des séminaires d’aikidō et de kenjutsu en Europe et aux États-Unis.
  • Il est venu à la forge en commandant un sabre d’iai.
  • Cent mille bambous. La revue Hiden a titré en novembre 2016 « 試斬十万本! » (shizan jūman-bon, « cent mille coupes d’essai ! ») : « 長年自己所有の竹林で斬ってきた竹の本数はなんと「十万本」 » (« les bambous qu’il a coupés au fil des ans dans sa propre bambouseraie sont pas moins de cent mille »).
  • Son idée du sabre, dans le résumé de son livre de 2017 : « 日本刀は武器であり、戦いのツールで、それ以外のものではない » (« le sabre japonais est une arme, un outil de combat, et rien d’autre »).

Le katana d’usage de 2002

Un client d’Amsterdam le décrit sur un forum de collectionneurs (2012) : 72 cm de nagasa, 0,8 cm de kasane, hamaguri-ba très marqué, tamahagane seul, kōbuse. Il l’a utilisé quelques années dans des séminaires de tameshigiri : « cut more than 5000 Bamboo, used loughly by more than 300 different level of people. but, it is still fine » (« il a coupé plus de 5 000 bambous, plus de 300 personnes de tous niveaux l’ont utilisé sans ménagement, et il est toujours en bon état »). Il raconte que Matsuba ne polit les sabres d’usage qu’au shitaji-togi et leur laisse le fil un peu émoussé pour qu’il ne s’ébrèche pas. Le client vit à Amsterdam, où Matsuba donnait des séminaires : il peut être de ses élèves.

Ce que disent les commerces

  • Un commerce a vendu son katana de 2013 (72,8 cm) avec un koshirae de style Musashi « 武用本位 » (buyō hon'i, conçu avant tout pour l’usage).
  • Deux autres commerces le citent : « a swordsmith should be familiar with handling the Katana in order to know the specific requirements » (« un forgeron doit savoir manier le katana pour connaître ce qu’on attend de lui »).

Ce qui manque

Il existe cinq vidéos où il coupe lui-même du bambou, de 2016 à 2022 (voir « Vidéos et presse »). Dans aucune, la lame avec laquelle il coupe n’est identifiée : il est probable qu’elle soit de sa main, mais ce n’est pas vérifié. Aucune fédération ni aucun champion de tameshigiri ne cautionne ses lames, et l’on ne connaît le poids d’aucune.

Notre lecture II

  • C’est le cas inverse de Kanemitsu : là, la réputation d’usage venait des boutiques de budō ; ici, elle vient de sa propre pratique, de son maître, celui du « 斬鉄剣 » (zantetsuken), et de la façon dont il le raconte.
  • La seule donnée technique sur une lame d’usage de sa main est celle de 2002 (72 cm, kasane de 0,8 cm, hamaguri marqué).
  • Le risque : son œuvre d’art la plus ambitieuse, ce sont le hitatsura et les tachi très longs. Un sabre d’usage de sa main demande un hamon de hauteur contenue, sans tobiyaki dans le monouchi, et un poids pensé pour l’usage.