Une lame de katana sur un support transparent, dans une vitrine sombre.

SLIMHANNYA, sur Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0

Sōden-Bizen · Chōgi · hitatsura

Style, acier et œuvres

Son modèle est Chōgi (長義), le maître d’Osafune du Nanbokuchō ; depuis 2017, s’y ajoute le hitatsura d’un tachi des Uesugi. Il fait des lames longues et larges au kasane modéré, ainsi que des lames d’usage.

Sur cette page
  1. Ce qu’il recherche
  2. Œuvres documentées
  3. Le katana de mukansa de 2023 (NBTHK) et son soejō
  4. Le tachi de mukansa de 2022 (NBTHK)
  5. Le 唐柏 (Karakashiwa) en hitatsura
  6. Sa galerie d’œuvres : lames entières, soies et pointes
  7. Un katana de 2008, filmé en studio
  8. Un wakizashi de 2010 et un tantō de 2006, en vidéo
  9. Son exposition de Hyūga (2021)
  10. L’exposition du sanctuaire d’Udo (2023)
  11. Œuvres chez un commerce
  12. Lames chez des commerces et dans des expositions
  13. Ce que disent ses œuvres
  14. L’acier et la méthode

Ce qu’il recherche

  • Chōgi (長義). La mairie de Hyūga, dans la fiche du bien culturel, écrit qu’il présentait à la NBTHK des œuvres « 南北朝時代の名工「備前長船長義」を模範とした作品 » (« qui prennent pour modèle le grand maître de l’époque Nanbokuchō Bizen Osafune Chōgi »). Lui-même le disait en 2012 : « 相伝備前長義を目指す » (Sōden Bizen Chōgi o mezasu, « je vise le Sōden-Bizen de Chōgi »). Un commerce parle de gunome-chōji sur une base de grandes ondulations et d’un jigane au hada ample.
  • Du tachi au katana. Il a commencé par des tachi de Bizen-den, puis est passé au katana.
  • Le hitatsura du 唐柏 (Karakashiwa). En 2017, il a fait un katana hitatsura d’après l’oshigata du 唐柏 (Karakashiwa), un tachi de 長谷部國信 (Hasebe Kuninobu) qui appartint aux Uesugi, comme le Sanchōmō. Avec l’aide d’un conservateur de la NBTHK, il a pu le tenir en main, et il a décidé de « 残りの刀鍛冶人生をこの皆焼刃の完成に賭けよう » (« consacrer le reste de ma vie de forgeron à achever ce hitatsura »). À l’exposition de l’année fiscale 2017, il a exposé comme mukansa un katana de 70,9 cm ; selon lui, il appartient à cette série.
  • Kogarasu-maru (kissaki-moroha-zukuri) : il dit en avoir fait plus de dix.
  • Des tachi très longs. Plusieurs, de 2008 à 2014, mesurent de 82,6 à 108,1 cm, et l’ōdachi de 2023 environ 160 cm. Son idée : les longs tachi du Nanbokuchō « 長寸でも比較的バランスのよい、自在に使える重量だったに違いない » (« tout longs qu’ils étaient, devaient avoir un poids bien équilibré et maniable »).
  • Muramasa. On n’a trouvé aucune de ses œuvres décrite comme utsushi de Muramasa (村正写し, Muramasa-utsushi). Peut-être y a-t-il eu confusion avec le « 写村正 » (utsushi Muramasa) de Kanemitsu.
  • Gravures. Un commerce montre un horimono de Fudō Myōō sur l’une de ses lames ; on ignore s’il le grave lui-même.

Œuvres documentées

Mesures en centimètres. Le niveau de chaque ligne est celui de sa source : HD si c’est la NBTHK qui la donne ; AT si c’est lui ou un commerce.

ŒuvreSignatureMesuresHamon et notes
Katana d’usage, 2002—72 cm ; sori 2,0 ; motohaba 3,2 ; kasane 0,8 cm ; sakihaba 2,0 ; sakikasane 0,45Hamaguri-ba très marqué ; polissage d’usage ; c’est un client qui le décrit sur un forum (voir « Son œuvre d’usage »)
Tachi, 2008日向國住國正作之 (Hyūga no Kuni-jū Kunimasa kore o saku) / 平成二十年春 (Heisei nijū-nen haru)96,3 cm ; sori 3,7Reconstitution d’un tachi ubu du Nanbokuchō
Tachi, 2009日向國住國正作 (Hyūga no Kuni-jū Kunimasa saku) / 平成二十一年春 (Heisei nijūichi-nen haru)82,6 cm ; sori 3,0—
Tachi, 2010日州國住國正作 (Nisshū Kuni-jū Kunimasa saku)91,0 cm ; sori 2,64—
Tachi, 2010日州國住國正作之 (Nisshū Kuni-jū Kunimasa kore o saku)108,1 cm ; sori 4,20—
Katana, 2012日州國正 (Nisshū Kunimasa)82,2 cm ; sori 2,9 ; motohaba 3,49 ; sakihaba 2,52 ; kasane 0,64 cm ; sakikasane 0,507« Soden-Bizen style Choji », itame (fiche d’un commerce)
Katana, 2013日州國正之 (Nisshū Kunimasa kore o) / 平成二十五年五月吉日 (Heisei nijūgo-nen gogatsu kichijitsu)72,8 cm ; sori 1,7Gunome-chōji ; monture d’usage de style Musashi (fiche d’un commerce)
Tachi, 2014—82,8 cm ; mihaba large, ō-kissakiHommage à Chōgi ; ko-itame, ji-nie, chikei (texte du Tōken Bijutsu, traduit par un commerce)
Katana, 2016似隕鐵國正作 (lecture probable : nii intetsu Kunimasa saku)70,2 cm ; sori 2,0Shōbu-zukuri, avec du fer météoritique
Katana, AF 2017 (mukansa)日州國正作 (Nisshū Kunimasa saku) / 平成二十九年春 (Heisei nijūkyū-nen haru)70,9 cm (71,1 cm, selon lui)Hitatsura dans la lignée du 唐柏 (Karakashiwa), comme il le raconte
Tachi, NBTHK 2019 (mukansa)日州國正作 (Nisshū Kunimasa saku) / 平成三十一年春 (Heisei sanjūichi-nen haru) / 應村田正樹需 (Murata Masaki no motome ni ōjite)78,6 cmSur commande d’un client, comme le dit l’inscription
Tachi, 2019–2020日州國正作 (Nisshū Kunimasa saku) / 令和2年春 (Reiwa ni-nen haru)80,0 cm ; sori 2,4Second utsushi du 唐柏 (Karakashiwa) ; hitatsura
Katana, 2020日州國正作 (Nisshū Kunimasa saku) / 令和2年春 (Reiwa ni-nen haru)73,7 cm ; sori 1,7Wazori de la fin d’Edo ; lame plus étroite « pour qu’elle entre dans un bon koshirae »
Tachi, NBTHK 2022 (mukansa)日向國住景正作之 (Hyūga no Kuni-jū Kagemasa kore o saku) / 令和四年五月吉日 (Reiwa yo-nen gogatsu kichijitsu)78,8 cm—
Katana, NBTHK 2023 (mukansa)日向國住景正作之 (Hyūga no Kuni-jū Kagemasa kore o saku) / 令和五年二月日 (Reiwa go-nen nigatsu hi)71,6 cm—
Ōdachi, 2023—5 shaku 3 sun (environ 160 cm), sans raccordsÀ l’imitation de celui de Makara Naotaka ; « la forge de six tachi de 2 shaku 5 sun et quatre mois entiers de hizukuri », selon lui
Autres——Un utsushi de Masamune avec koshirae, un daishō et un tantō, selon un commerce

Ce que disent ses œuvres II

Il fait sans difficulté des lames longues et larges (82 cm et plus, motohaba d’environ 3,5 cm), mais au kasane modéré : 0,64 cm sur le katana de 2012. Pour l’usage, il a fait aussi des lames de 72 cm et de 0,8 cm de kasane (2002).

L’acier et la méthode

Le peu que l’on sait de sa méthode vient de lui et d’un client.

AspectDonnée
Ce qu’il ditIl ne parle que du tamahagane de tatara : « 日本刀の美そのものである刃文、地鉄(じがね)は玉鋼に代表される和鉄、和鋼によってのみ表現されるものなのです » (« le hamon et le jigane, qui sont la beauté même du sabre japonais, ne peuvent s’exprimer qu’avec le fer et l’acier japonais, dont le tamahagane est le meilleur exemple »).
Acier maison« 自家製鉄を用いて古名刀の地鉄を求め » (« il recherche le jigane des grands sabres anciens avec un acier de sa propre fonte »), dans le profil de son DVD de 2012.
Mélanges selon la destinationUn client de 2002 raconte que, pour les œuvres d’art et de concours, il mêle le tamahagane à son propre acier ou à du fer ancien, pour un jigane d’aspect ancien, et que, pour un sabre d’usage, il préfère le tamahagane seul, parce que sa qualité est stable et que la lame tient mieux.
Fer ancienPour le sabre en fer météoritique de 2016, il raconte avoir mêlé à la météorite du fer japonais du début d’Edo, recyclé, et que la soudure se faisait très mal.
ConstructionSur le katana d’usage de 2002, kōbuse et un shinogi-ji bien martelé, pour obtenir de l’itame et non du masame, selon le client.
RepliagesAucune source publique ne les indique.
TrempeUn commerce dit qu’il trempe avec l’eau d’une source proche de la nouvelle forge.
Le métier« 鍛錬の失敗による疵、フクレ(空気の混入)は日常茶飯事、良い地鉄を鍛えても焼き入れ失敗ですべてがおじゃん » (« les défauts de forge et les bulles d’air sont le lot quotidien, et même si l’on obtient un bon jigane, une trempe ratée ruine tout »).
Son livre de 2017Le chapitre 3 décrit sa manière de forger ; nous ne l’avons pas lu.

Comme Kanemitsu, il utilise un acier maison ou de récupération pour le jigane des œuvres d’art. Mais, à la différence de lui, un client dit que pour les sabres d’usage il préfère le tamahagane seul, parce qu’il est plus stable.