Planche ancienne en noir et blanc : en haut, le nakago avec son trou et la base de la lame ; en bas, la lame entière, longue et courbe.

文化財協会 (Bunkazai Kyōkai; 『国宝図録 第1集』, Kokuhō Zuroku, vol. 1, 1952), domaine public, via Wikimedia Commons · Domaine public

Son père, Seki et Tokyo

Maîtres et lignée

Trois noms ont formé Kawashima : son père, forgeron coutelier à Aki ; Nakata Masanao, auprès de qui il a appris six ans à Seki ; et Yoshihara Kuniie III, le mukansa de Tokyo auprès de qui il a étudié le Bizen-den. Le titre de mukansa est celui du maître, pas du disciple.

Sur cette page
  1. Qui a enseigné à qui
  2. Kawashima Masahide, le père
  3. Nakata Masanao (中田正直), à Seki
  4. Yoshihara Kuniie III (吉原國家) : le mukansa
  5. Ce qu’est un mukansa (無鑑査)
  6. L’école qu’il poursuit : le Fukuoka Ichimonji

Qui a enseigné à qui

Yoshihara Kuniie I 初代 吉原國家 grand-père de Kuniie III

Kuniie III a commencé en l’aidant à la forge, comme le raconte Kuniie III lui-même.

Père de Yoshihara Kuniie II

Yoshihara Kuniie II 二代 吉原國家 (吉原将博) père de Kuniie III

Kuniie III est son deuxième fils, comme le raconte Kuniie III lui-même.

Fils de Yoshihara Kuniie I · Père de Yoshihara Kuniie III

Yoshihara Kuniie III 三代 吉原國家 (吉原荘二) né en 1945 · mukansa depuis 1982

Mukansa de la NBTHK depuis 1982 ; il a forgé pour le sanctuaire d’Ise. Maître de Kawashima pour le Bizen-den depuis novembre 1995, selon Kawashima.

Fils de Yoshihara Kuniie II · Maître de Kawashima Kazuki

Kawashima Masahide 川島正秀 forgeron d’Aki (Kōchi)

Père de Kawashima, « 鍛工十四代 » (tankō jūyondai), forgeron coutelier. Aucune source indépendante à son sujet.

Père de Kawashima Kazuki

Nakata Masanao 中田正直 forgeron de Seki (Gifu)

Maître de Kawashima entre 1989 et 1995, selon Kawashima.

Maître de Kawashima Kazuki

Kawashima Kazuki 川島一城 né en 1970 · forgeron à Osafune

Membre du Zen Nihon Tōshōkai ; 入選七席 (nyūsen shichiseki) en 2025. Kawashima n’est pas mukansa.

Fils de Kawashima Masahide · Disciple de Nakata Masanao · Disciple de Yoshihara Kuniie III

Kawashima Masahide, le père

Forgeron d’Aki (Kōchi), qui se présente comme « 鍛工十四代 » (tankō jūyondai), la 14e génération de forgerons. La longue vidéo l’appelle « 刃物鍛冶 » (hamono-kaji) : il faisait de la coutellerie, pas des sabres. Enfant, Kawashima l’aidait au marteau dans la forge ; son père lui demandait à quelle heure il sortait de l’école pour organiser le travail.

Nous n’avons trouvé aucune source indépendante sur Masahide ni sur les quatorze générations.

Nakata Masanao (中田正直), à Seki

Kawashima est entré en apprentissage chez lui à Seki (Gifu) à la sortie du lycée, en 1989, et y est resté six ans, jusqu’en 1995 : un de plus que le minimum de cinq, « en remerciement de sa formation ».

Sur Nakata Masanao, nous n’avons trouvé aucune source publique non commerciale : ni ses dates, ni son œuvre, ni son parcours ne peuvent être documentés ici.

Yoshihara Kuniie III (吉原國家) : le mukansa

Tout ce qui suit, il le publie lui-même.

  • Né le 17 février 1945 à Setagaya (Tokyo), deuxième fils du 2e Kuniie (吉原将博). Il a commencé en aidant le 1er Kuniie, son grand-père.
  • Il a reçu sa licence de forgeron en 1965 et, entre 1971 et 1981, a remporté de nombreux prix spéciaux (特賞, tokushō) à l’exposition d’œuvres nouvelles de la NBTHK.
  • En 1982, la NBTHK l’a reconnu mukansa (新作名刀展無鑑査, Shinsaku Meitōten mukansa) et il a pris le nom de 3e Kuniie.
  • Il a forgé des sabres pour les trésors du sanctuaire d’Ise lors des renouvellements de 1970, 1985 et 2006, et des hallebardes (hoko) en 1989 et 2009.
  • Patrimoine culturel immatériel de Katsushika (1998) et de Tokyo (2008) ; président du Zen Nihon Tōshōkai de 2008 à 2013 ; président de la fondation 日本刀文化振興協会 (Nihontō Bunka Shinkō Kyōkai) depuis 2018. Il forge à Nishi-Mizumoto (Katsushika, Tokyo).
  • Son frère Yoshihara Yoshindo (吉原義人) est lui aussi mukansa : en 2026, il figure comme « 無鑑査出品 » (mukansa shuppin). La parenté provient de sources secondaires.

Kawashima a étudié le Bizen-den avec lui à Tokyo à partir de novembre 1995. Kuniie ne publie pas de liste de disciples : cette formation, seul Kawashima la raconte.

Ce qu’est un mukansa (無鑑査)

C’est un titre de la NBTHK pour les forgerons qui ont accumulé des prix de premier rang à son concours annuel d’œuvres nouvelles (autrefois 新作名刀展, Shinsaku Meitōten, ou 新作刀展覧会, Shinsakutō Tenrankai ; aujourd’hui 現代刀職展, Gendai Tōshokuten). Le mukansa expose sans passer devant le jury : dans les listes officielles, il figure à part, comme « 無鑑査出品 » (mukansa shuppin).

En 2026, neuf forgerons ont exposé ainsi : Yoshihara Yoshindo, Gassan Sadatoshi, Kanbayashi, Kawachi, Yoshikawa, Miyairi Norihiro, Matsuda, Kubo et Takami.

Planche ancienne en noir et blanc avec quatre vues d’un tachi : la monture entière, la pointe, le nakago avec ses trous et la lame.
Tachi signé Yoshifusa (吉房), de la maison Shimazu. Kawashima a pensé à Yoshifusa pour le sabre avec lequel il a remporté le Doryokushō de 2005, comme il le raconte lui-même. 文化財保護委員会 (Bunkazai Hogo Iinkai; 『国宝図録』, Kokuhō Zuroku, 1957), domaine public, via Wikimedia Commons · Domaine public · provenance

L’école qu’il poursuit : le Fukuoka Ichimonji II

Outre ses maîtres en chair et en os, Kawashima se mesure à une école du XIIIe siècle : le Fukuoka Ichimonji, qui travaillait à Osafune-chō Fukuoka, dans l’actuelle Setouchi. Son fondateur fut Norimune (則宗) ; Yoshifusa (吉房) et Sukezane (助真) sont deux de ses noms les plus célèbres. C’est à cette même école que l’on attribue, par son style, le Sanchōmō, qui ne porte pas de signature.