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Qui a enseigné à qui
Kawashima Masahide, le père
Forgeron d’Aki (Kōchi), qui se présente comme « 鍛工十四代 » (tankō jūyondai), la 14e génération de forgerons. La longue vidéo l’appelle « 刃物鍛冶 » (hamono-kaji) : il faisait de la coutellerie, pas des sabres. Enfant, Kawashima l’aidait au marteau dans la forge ; son père lui demandait à quelle heure il sortait de l’école pour organiser le travail.
Nous n’avons trouvé aucune source indépendante sur Masahide ni sur les quatorze générations.
Nakata Masanao (中田正直), à Seki
Kawashima est entré en apprentissage chez lui à Seki (Gifu) à la sortie du lycée, en 1989, et y est resté six ans, jusqu’en 1995 : un de plus que le minimum de cinq, « en remerciement de sa formation ».
Sur Nakata Masanao, nous n’avons trouvé aucune source publique non commerciale : ni ses dates, ni son œuvre, ni son parcours ne peuvent être documentés ici.
Yoshihara Kuniie III (吉原國家) : le mukansa
Tout ce qui suit, il le publie lui-même.
- Né le 17 février 1945 à Setagaya (Tokyo), deuxième fils du 2e Kuniie (吉原将博). Il a commencé en aidant le 1er Kuniie, son grand-père.
- Il a reçu sa licence de forgeron en 1965 et, entre 1971 et 1981, a remporté de nombreux prix spéciaux (特賞, tokushō) à l’exposition d’œuvres nouvelles de la NBTHK.
- En 1982, la NBTHK l’a reconnu mukansa (新作名刀展無鑑査, Shinsaku Meitōten mukansa) et il a pris le nom de 3e Kuniie.
- Il a forgé des sabres pour les trésors du sanctuaire d’Ise lors des renouvellements de 1970, 1985 et 2006, et des hallebardes (hoko) en 1989 et 2009.
- Patrimoine culturel immatériel de Katsushika (1998) et de Tokyo (2008) ; président du Zen Nihon Tōshōkai de 2008 à 2013 ; président de la fondation 日本刀文化振興協会 (Nihontō Bunka Shinkō Kyōkai) depuis 2018. Il forge à Nishi-Mizumoto (Katsushika, Tokyo).
- Son frère Yoshihara Yoshindo (吉原義人) est lui aussi mukansa : en 2026, il figure comme « 無鑑査出品 » (mukansa shuppin). La parenté provient de sources secondaires.
Kawashima a étudié le Bizen-den avec lui à Tokyo à partir de novembre 1995. Kuniie ne publie pas de liste de disciples : cette formation, seul Kawashima la raconte.
Ce qu’est un mukansa (無鑑査)
C’est un titre de la NBTHK pour les forgerons qui ont accumulé des prix de premier rang à son concours annuel d’œuvres nouvelles (autrefois 新作名刀展, Shinsaku Meitōten, ou 新作刀展覧会, Shinsakutō Tenrankai ; aujourd’hui 現代刀職展, Gendai Tōshokuten). Le mukansa expose sans passer devant le jury : dans les listes officielles, il figure à part, comme « 無鑑査出品 » (mukansa shuppin).
En 2026, neuf forgerons ont exposé ainsi : Yoshihara Yoshindo, Gassan Sadatoshi, Kanbayashi, Kawachi, Yoshikawa, Miyairi Norihiro, Matsuda, Kubo et Takami.
L’école qu’il poursuit : le Fukuoka Ichimonji II
Outre ses maîtres en chair et en os, Kawashima se mesure à une école du XIIIe siècle : le Fukuoka Ichimonji, qui travaillait à Osafune-chō Fukuoka, dans l’actuelle Setouchi. Son fondateur fut Norimune (則宗) ; Yoshifusa (吉房) et Sukezane (助真) sont deux de ses noms les plus célèbres. C’est à cette même école que l’on attribue, par son style, le Sanchōmō, qui ne porte pas de signature.